Adélaïde, dite « Heidi » HAUTVAL

Matricule 31802
🌿 Rescapée de la déportation
Portrait documenté de Adélaïde, dite « Heidi » HAUTVAL
Crédit non indiqué par la source

Adélaïde dite Heidi HAUTVAL est née le er janvier à Hohwald Bas-Rhin où son père est pasteur dernière d’une famille de sept enfants. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

Elle travaille également avec le docteur Antonina Nikiforova médecin de l’armée rouge déportée à Ravensbrück. Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

Parce qu’elle ne faisait pas partie d’une organisation ou d’un réseau de résistance Heidi Hautval a eu beaucoup de peine à obtenir une carte de déportée résistante. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Adélaïde fait son doctorat en médecine à Strasbourg puis a travaillé dans des instituts neuro-psychiatriques et dans des hôpitaux jusqu’à son arrestation. Ce dernier camp vidé Heidi Hautval est emmenée en novembre à la prison d’Orléans on lui ôte étoile et banderole puis de là transférée à Romainville où elle arrive le…

Adélaïde, dite « Heidi » HAUTVAL est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31802, tatoué sur son avant-bras gauche.

On lui présente le marché suivant retirez ce que vous avez dit sur les juifs et vous serez libérée. Son retour ne met pas fin aux conséquences physiques et morales des prisons, des camps, des transferts et des deuils accumulés.

Adélaïde, dite « Heidi » HAUTVAL compte parmi la minorité des rescapées du convoi et porte après 1945 la mémoire de celles qui ne reviennent pas. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse. Les archives et les témoignages sont croisés avec prudence, car les destructions de documents et le temps écoulé laissent parfois des dates, des fonctions ou des circonstances sans réponse définitive.