Adrien Dit Henri BURGHARD

Matricule 45315
survivant
Photographie de Adrien Dit Henri BURGHARD
A Auschwitz, le 8 juillet 1942 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/07/burghard-adrien/
Convoi 45000

Adrien, dit Henri BURGHARD naît le 8 mai 1897 à Messigny (Côte-d’Or – 21), de Jules Burghard, 38 ans, charbonnier, et de son épouse Justine Paillet, 30 ans, manouvrière.

Pendant un temps, Adrien Burghard travaille comme bucheron. C’est un homme plutôt grand pour son époque : 1m77.

Le 12 janvier 1916, il est incorporé comme sapeur-mineur au 11e régiment du Génie, à Épinal. Il monte au front à partir du 7 décembre suivant. Le 9 juin 1917, il passe au 2e Génie. Titulaire de deux citations – dont celle du 2 novembre 1918 : « Sapeur dévoué et courageux, par son ardeur au travail dans la période du 28 septembre au 23 octobre 1918, a contribué activement à l’établissement de passages sur des cours d’eau » -, il reçoit la Croix de guerre avec étoile de bronze. Le 23 octobre 1919, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire à Messigny, titulaire d’un certificat de bonne conduite. Ayant été atteint par les gaz de combat, il sera réformé temporairement n°2 en juillet 1931 pour difficultés respiratoires et ne sera pas mobilisé à l’été 1939.

Le 8 novembre 1919, à Clémencey (21), il épouse Jeanne Garnier. Ils auront au moins un fils, Adrien. En juin 1921, ils habitent à Semezange (21).

Le 5 avril 1923, l’armée classe Adrien Burghard dans l’affectation spéciale, 2e section des chemins de fer de campagne, comme manœuvre à Dijon (21). Le 28 avril 1927, il est en fonction comme manœuvre aux ateliers de wagons de Dijon-Perrigny.

En avril 1927, il habite au 38, rue de Jouvenel, à Dijon.

Avant 1930, cheminot, il est employé à la Compagnie du Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) et réside à Perrigny (-les-Dijon ?) (21).

Le 12 juillet 1930, à Dijon (21), Adrien Burghard épouse en secondes noces Louise Marguerite Porcherot, veuve Laguet, née en 1887. Celle-ci est propriétaire d’un café-restaurant à Verrey-sous-Salmaise (21), l’Hôtel de Bourgogne, situé au 21, rue de la gare, qu’ils gèrent ensemble et où ils résident (15 août 1930), avec Jeanne Laguet, fille du premier mariage de Marguerite, née en 1920, et une fille de salle, Hélène Follet. En 1936, le fils de Marguerite, Louis (?) Gabriel Laguet, né en 1916, mécanicien chez Lereuil-Darcey (?), habitera avec eux.

Le 14 octobre 1933, le tribunal correctionnel de Lyon condamne Adrien Burghard à 48 heures d’emprisonnement et 50 francs d’amende pour « violences à gendarmes » commises le 1er avril précédent.

Adrien Burghard est membre du Parti communiste et connu comme tel dans le village, sous le prénom Henri.

Mobilisé en 1939-1940, son fils Adrien est fait prisonnier de guerre et interné en Allemagne.

Le 9 décembre 1941, soupçonné de détenir un fusil de chasse à son domicile, à la suite d’une dénonciation, Adrien Burghard subit une première perquisition, sans résultat. Les mêmes investigations sont conduites chez quatre autres habitants du village. L’un d’eux, René Dufour, 29 ans, employé SNCF, qui possède un révolver, est arrêté, puis fusillé à Dijon le 13 janvier suivant.