Adrien FONTAINE

Matricule 45546
decede
Photographie de Adrien FONTAINE
Adrien Fontaine immatriculé à Auschwitz le 8 juillet — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/11/fontaine-adrien-henri-gustave/
Convoi 45000

Adrien, Henri, Gustave, Fontaine naît le 21 novembre 1901 dans le hameau de Calvaille sur la commune de Cany-Barville (Seine-Inférieure / Seine-Maritime [1] – 76), au domicile de son grand-père, Frédéric Fontaine, 52 ans, tisserand. Il est l’enfant naturel de Victorine Fontaine, 28 ans, demeurant à Rouen, veuve de Léon Delaune, peintre en bâtiment de 27 ans, décédé à leur domicile en février 1897, neuf mois après leur mariage. Celle-ci l’élève jusqu’à sa majorité.

En 1906 et pendant un temps, Adrien Fontaine habite avec sa mère au 9, rue Étoupée à Rouen, chez une parente, Marie Fontaine ; Victorine est cuisinière, Adrien commence à travailler comme docker.

Le 11 octobre 1919, à Rouen, sa mère se remarie avec Auguste Bourquin.

Le 5 avril 1921, Adrien Fontaine est appelé à accomplir son service militaire comme soldat de 2e classe. Le 1er avril 1923, il passe dans la disponibilité, mais est maintenu provisoirement sous les drapeaux jusqu’au 30 mai suivant ; le certificat de bonne conduite lui est refusé.

À la mi-décembre 1923, il habite au 39, rue Saint-Spire (un hôtel meublé ?) à Corbeil (Seine-et-Oise / Essonne).

Le 3 avril 1926 à Bihorel (76), Adrien Fontaine se marie avec Alice Lormier, née en 1903 (à Rouen ?), confectionneuse chez Rousseau à Rouen.

En août 1929, le couple vit au 86, rue de la Gare au Petit-Quevilly (76).

À partir de mai 1931 et jusqu’au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 25, rue Boieldieu à Grand-Quevilly (76), au sud-ouest de l’agglomération de Rouen, dans la boucle de la Seine.

Ouvrier métallurgiste, Adrien Fontaine est mécanicien ou soudeur électrique.

Il est membre du Parti communiste et de la CGT avant 1939.

Vers 1936, son épouse donne naissance à un enfant (âgé de cinq ans en 1941).

Le 27 août 1939, il est rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale. Mais, le 22 décembre suivant il est “affecté spécial” en qualité de soudeur aux établissements Pecquels et Compagnie à Rouen et renvoyé dans ses foyers le 6 janvier 1940. Il est considéré comme démobilisé de fait à partir du 25 juillet 1940.