Albert, Auguste, Ernest, Coispeau naît le 25 février 1895 à Sargé-sur-Braye (Loir-et-Cher), fils d’Hippolyte Coispeau, 26 ans, journalier, et de Marie Couloir, son épouse, 27 ans.
Pendant un temps, Albert Coispeau habite chez ses parents, qui sont venus loger au 264, route de Paris à Palaiseau (Seine-et-Oise / Essonne), et travaille comme terrassier.
Le 19 décembre 1914, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 119e régiment d’infanterie. Le 8 mars 1915, il passe au 129e RI. À une date restant à préciser, il passe au 403e RI.
Le 25 septembre 1915, à Ville-sur-Tourbe (Marne), Albert Coispeau est blessé en haut de la cuisse droite par un éclat d’obus. Il est évacué le lendemain. Par la suite, la commission militaire de réforme de Rouen le déclare inapte au combat à trois reprises (24 novembre 1916, 26 janvier 1917, 23 mars suivant), tout en le maintenant en service armé.
Le 4 septembre 1916 à Lisieux (Calvados – 14), lors d’une permission ou d’un congé de convalescence, Albert Coispeau se marie avec Suzanne Fernande Chapellière, née le 21 juillet 1897 dans cette ville, domestique, habitant jusque-là chez ses parents, au 41, rue du Pont-Mortain. Leur couple n’aura pas d’enfant.
Le 25 mai 1917, la commission de Rouen déclare Albert Coispeau de nouveau apte à faire campagne. Il rejoint son unité. Le 10 septembre, il est évacué malade, jusqu’au 15 octobre. Le 5 novembre 1917, affecté au 1er groupe d’aviation, il rejoint l’école de tir aérien de Cazaux (Gironde).
Le 24 novembre 1918 (après l’entrée en vigueur de l’armistice), blessé à la main gauche, il est évacué.
Le 28 février 1919, l’armée le classe “affecté spécial” comme employé permanent de la Compagnie des chemins de fer de l’État en qualité de « nettoyeur ». Il reste considéré comme mobilisé jusqu’au 25 septembre suivant.
En raison d’une invalidité estimée inférieure à 10 % – consistant en une « cicatrice linéaire à la fesse droite sans gène fonctionnelle significative ; cicatrice transversale palmaire à la main gauche, raideur très légère du pouce » – la commission de réforme de Caen ne le propose pas pour une pension (février 1920).
Le 23 février 1920, Albert Coispeau est définitivement embauché par la Compagnie ses chemins de fer de l’État, qui fusionnera avec d’autres au sein de la SNCF début 1938 [1].
Fin août 1927, l’armée le classe “affecté spécial” comme chauffeur de route au dépôt de Caen. Il est alors domicilié au 161, rue d’Auge à Caen-Est.
En 1936 et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié au 50, route de Trouville à Caen (14). Il est toujours chauffeur de route à l’arrondissement de Traction de Caen (SNCF, réseau Ouest).