Auschwitz-I, le 8 juillet 1942. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne. Coll. Mémoire Vive. Droits réservés.
Alexandre, Joseph, Guillou naît le 13 novembre 1898, sur la commune de Bannalec (Finistère – 29), chez ses parents, Yves Guillou, 36 ans, et Marie Salaün, son épouse, 31 ans, cultivateurs domiciliés au lieu-dit Livinot.
Titulaire du Certificat d’études primaires, il commence à travailler comme cultivateur.
Le 7 décembre 1916, à la mairie de Brest (29), devançant l’appel, il s’engage volontairement pour trois ans comme apprenti marin dans le corps des équipages de la Flotte, cumulant ensuite deux ans, sept mois et quinze jours de service en mer. Le 8 février 1920, il est renvoyé dans ses foyers, titulaire d’un certificat de bonne conduite, et se retire chez ses parents.
En décembre 1920, il est domicilié au 22, rue de Paris à Boissy-Saint-Léger (Seine-et-Oise / Val-de-Marne) [1] et travaille comme chauffeur (de véhicule ou de chaudière ?) ; début 1926, il habite au n° 20 de la même rue.
Le 17 juillet 1921, naît son fils, Roger, déclaré à la mairie de Paris 14e.
Le 9 janvier 1926 à la mairie de Boissy-Saint-Léger, Alexandre Guillou – alors électricien – se marie avec Virginie Colombani, née le 2 juillet 1897 à Sangairno, sur la commune d’Isolaccio (Corse), ouvrière raffineuse chez Say (Paris 13e). Cette année-là, ils hébergent provisoirement le frère d’Alexandre, Francis, né en 1902 à Bannalec, clerc de notaire chez Véron (?). En 1931, la famille habite toujours à cette adresse. Alexandre Guillou est alors mécanicien chez Chapel et Dumény.
En 1935, la famille a déménagé pour la commune voisine de Bonneuil-sur-Marne (Seine / Val-de-Marne) [2] ; au moment de son arrestation, Alexandre Guillou habite au 69, rue Montaigne, dans un pavillon dont il est propriétaire.
Le 12 mai 1935, Alexandre Guillou est élu conseiller municipal communiste de Bonneuil sur la liste dirigée par Henri Arlès.
En 1936, il est mécanicien aux établissements de travaux publics Darras et Jouanin de Neuilly-sur-Seine (Seine /Hauts-de-Seine). Cette année-là, son fils unique, Roger, âgé de quinze ans, est vérificateur aux magasins du Printemps.
En 1938, Alexandre Guillou est délégué titulaire aux élections sénatoriales.
En 1939, il travaillerait comme mécanicien-électricien pour la STCRP (Société des transports en commun de la région parisienne, ancêtre de la RATP), mais probablement dans une entreprise de sous-traitance.