Alexandre HUREL

Matricule 45677
decede
Photographie de Alexandre HUREL
Alexandre Hurel. Photo originale pour « Front Rouge » 1937 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/12/hurel-alexandre-elie/
Convoi 45000

Alexandre, Élie, Hurel naît le 26 juin 1890 à Paris 10e – 265 faubourg-Saint-Martin (vers la place de Stalingrad) -, fils d’Alexandre, Eugène, Hurel, 21 ans, couvreur-plombier, et de Marguerite Philiberte dite « Berthe » Campmas, 21 ans (née à Lyon le 11 août 1870, fille de François Campmas, ciseleur sur métaux -c’est lui qui a forgé les croix de la basilique de Fourvière ainsi que les grilles de la crypte- et de Marguerite Guillermet), couturière puis lingère, non mariés à l’époque, domiciliés au 11 bis, rue de Nemours.

Alexandre Hurel est mobilisé au cours de la guerre 1914-1918 : Médaille militaire, Croix de guerre et quatre citations.

Le 30 octobre (?) 1913 à Lons-le-Saunier (Jura – 39), il se marie avec Jeanne Dominique, née en 1894 à Lons-le-S. Ils ont un enfant, âgé de 27 ans au début de 1941 (…peut-être Lucienne).

En 1936, il habite avec son épouse au domicile de ses parents au 18 (ou au 113 ?), rue Brulard à Fresnes [2] (Val-de-Marne – 94). Lui se déclare comme plombier à Paris, entreprise « Clous au soleil » – comme son père -, elle comme chapelière chez Marquet à Paris. Au moment de son arrestation, il sera déclaré comme fondeur (dans quelle entreprise ?).

Un de ses derniers employeurs sera pourtant Le Petit écho de la mode , au 3, rue Gasan à Paris 12e.

Le 4 juillet 1937, à l’issue d’élections partielles, Alexandre Hurel est élu conseiller municipal de Fresnes sur la liste du Parti communiste, dirigée par Maurice Catinat.

Le 11 décembre 193(9 ?), il est également élu au Conseil d’administration de la Caisse des écoles de Fresnes.

Le 5 octobre 1939, comme pour la plupart des villes de la “banlieue rouge », le conseil municipal de Fresnes est “suspendu” par décret du président de la République (sur proposition du ministre de l’Intérieur) et remplacé par une Délégation spéciale nommée par le préfet.

Le 3 février 1940, le conseil de préfecture de la Seine déchoit Alexandre Hurel de son mandat pour fidélité au Parti communiste, ainsi que 21 autres élus municipaux de Fresnes.

Lors de sa séance du 8 mai, la délégation spéciale propose au préfet de « provoquer la constatation de la déchéance » de six membres du C.A. de la Caisse des écoles qu’elle désigne, parmi lesquels Louis Villeminot et Alexandre Hurel.

Sous l’occupation, la police française le considère comme un « propagandiste actif ».

Le 5 octobre 1940, Alexandre Hurel est arrêté, comme onze autres élus et trois membres du PC de Fresnes, lors de la grande vague d’arrestations organisée dans les départements de la Seine et de la Seine-et-Oise par les préfets du gouvernement de Pétain contre des hommes connus avant guerre pour être des responsables communistes (élus, cadres du PC et de la CGT) ; action menée avec l’accord de l’occupant. Après avoir été regroupés en différents lieux, 182 militants de la Seine sont conduits le jour-même en internement administratif au “ centre de séjour surveillé ” (CSS) d’Aincourt (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), créé à cette occasion dans les bâtiments réquisitionnés d’un sanatorium isolé en forêt.