Alexis CHAUSSINAND

Matricule 45363
decede
Photographie de Alexis CHAUSSINAND
Alexis Chaussinand in Brochure PCF Ivry — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2008/03/chaussinand-alexis-clovis/
Convoi 45000

Alexis, Clovis, Henri, Chaussinand, né le 20 mai 1907 à Saint-Florent-sur-Auzonnet (Gard), fils de Pierre Chaussinand, ouvrier-mineur devenu employé des PTT (poste, télégraphe et téléphone) et d’Esther Lardeur.

Le 5 juillet 1932 à Ivry-sur-Seine [1] (Seine / Val-de-Marne – 94), il épouse Lucienne Carria, née le 2 janvier 1911 à Saint-Martin-de-Valgagues (Gard), vendeuse. Ils ont un fils, Gilbert.

Alexis Chaussinand est ouvrier pâtissier.

Peu avant 1930, il emménage, avec sa famille, dans les premières “habitations à bon marché” (HBM) d’Ivry-sur-Seine, place Philibert-Pompée (devenue place de l’Insurrection).

C’est un militant syndical de haut niveau. En 1932, il est membre du Conseil exécutif de la Fédération unitaire de l’Alimentation et trésorier général, en 1933, de la Chambre syndicale ouvrière des pâtissiers-biscuitiers du département de la Seine. En 1938, il est secrétaire général de l’Union syndicale CGT de la Pâtisserie, Biscuiterie, Glacerie, Pâtes alimentaires et Produits de régime. Lucienne Chaussinand est secrétaire de l’Union des Comités de femmes de l’Île-de-France (dissoute le 26-09-1939).

Au début de la guerre, Alexis Chaussinand est domicilié au 24, rue Sauffroy à Paris 17e, à l’angle de la rue Balagny (devenue rue Guy Môquet). Il est membre du Bureau de la cellule Sauffroy-Balagny de l’arrondissement.

Sous l’occupation, la police française le considère comme un « militant communiste et syndicaliste très actif ».

Le 20 octobre 1940, vers 22 heures, il est arrêté à son domicile : prévenu que des militants communistes devaient se réunir clandestinement à son domicile, un commissaire des Renseignements généraux et plusieurs inspecteurs se présentent chez lui. Il ne trouvent qu’Alexis Chaussinand. Mais, au cours de leur perquisition, les policiers découvrent dans le poêle des tracts communistes et des documents à demi calcinés, dont un projet d’article sur les chômeurs destiné au journal clandestin La France au travail .

Inculpé d’infraction au décret du 26 septembre 1939, Alexis Chaussinand est écroué à la Maison d’arrêt de la Santé, à Paris 14e.

Palais de Justice de Paris, île de la Cité, Paris 1er. Tribunal correctionnel, un des porches du rez-de-chaussée. (montage photographique)

Le 14 janvier 1941, il comparaît – seul – devant la 12e chambre du Tribunal correctionnel de la Seine qui prononce sa relaxe (néanmoins, il fait appel : à cause d’une amende ?).

Sa libération devrait prendre effet le lendemain (à vérifier…), mais, à cette date, le préfet de police (de Paris) signe l’arrêté ordonnant son internement administratif, sur réquisition du directeur de la Police judiciaire.