Alphonse MARIE

Matricule 45831
decede
Portrait de Alphonse MARIE
© famille D.r. agrandissement photo de mariage. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Alphonse, Jules, Auguste, Marie naît le 24 novembre 1889 à Maisy (Calvados – 14), chez ses parents, Jules Gustave Marie, 26 ans, maçon, et Eugénie Vallery, 20 ans, son épouse, journalière. Le 4 février 1892, naît son frère Albert. En 1896, tous quatre sont réunis au Hameau Poix, à Grandcamp-les-Bains (14).

Le 7 août 1899, à sept heures du soir, Eugénie Marie, la mère de famille, décède prématurément au domicile familial, à Grandcamp-les-Bains, âgée de 29 ans (parmi les témoins déclarant le décès à l’état civil, le beau-frère de la défunte, Jacques Marie, 29 ans). Alphonse n’a que 10 ans.

Le 24 juillet 1903 à Trévières (14), son père se remarie avec Adolphine Souflant, 35 ans, elle-même veuve. Ce couple recomposé a bientôt un enfant : Marcel Alfred Désiré, né le 8 février 1904 à Trévières, demi-frère d’Alphonse et Albert. En 1906, ils habiteront au quartier du Haut-Bosc et de la Vacquerie ; sans Albert ni Alphonse (âgé de 17 ans).

Pendant un temps, Alphonse Marie habite à La Cambe (14) et travaille comme jardinier.

Le 9 mai 1910, à la mairie de Caen, il contracte un engagement militaire pour trois ans et rejoint le 1er régiment de marche de zouaves à Alger. Du 30 avril 1911 au 4 avril 1913, il est en opérations au Maroc. Le 9 octobre 1911, il est nommé clairon. Par le décret du 15 mai 1912, il obtient la médaille du Maroc. Le 9 mai 1913, il passe dans la réserve de l’armée active, au 11e bataillon de zouaves, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

En octobre 1913, il est domicilié à Littry (14), chez Monsieur Venest (?). En mars 1914, il est domicilié à Campigny (14), chez Monsieur Guilbert (?).

Le 3 août 1914, rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale, Alphonse Marie rejoint son régiment de réserve, le 11e zouaves. Le 10 août, suivant, le 1er zouave est formé à Saint-Denis avec le 4e bataillon venu d’Alger, le 5e bataillon de Saint-Denis et le 11e bataillon des réservistes des régions du Nord et de Paris.

© Site Gallica, Bibliothèque nationale de France.

Le 15 septembre suivant, au Godat [1], une balle ennemie le blesse à l’épaule droite.

Les combats du Godat, pages d’histoire de la 12e Brigade, septembre-octobre 1914, par Henri Bouvier, 52 pages, publié en 1925. https://sapigneul.superforum.fr/t90-le-godat

Il est évacué, puis soigné à l’hôpital d’Angoulême (Charente) jusqu’au 17 septembre, date à laquelle il est dirigé sur son dépôt. À sa demande, il revient au front le 1er novembre. Le 17 décembre 1916, il est cité à l’ordre de son régiment : « A rempli à la satisfaction de ses chefs les fonctions de brancardier auxiliaire et s’est particulièrement distingué aux attaques du bois de … ».