André FLAGEOLLET

Matricule 45543
decede
Portrait de André FLAGEOLLET
André Flageollet à Auschwitz , 8 juillet 1942. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
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André, Maurice, Camille, Flageollet naît le 22 août 1906 à Remiremont (Vosges – 88), chez ses parents, Marie Paul Alfred Flageollet, 27 ans, boisselier, et Maria Tisserand, 23 ans, son épouse, domiciliés au n° 10, place Maxonrupt.

Le 28 octobre 1929 à Paris 10e, son père, âgé de 50 ans, devenu courtier – divorcé – se remarie avec une institutrice du lycée de jeunes filles de Versailles.

Le 26 avril 1930 à Djebel-Kouif, commune mixte de Morsott, département de Constantine (Algérie), André Flageollet (déclaré domicilié à Remiremont) se marie avec Françoise Dimeglio, née le 5 février 1907 dans cette commune, dactylographe, qui a commencé à militer en Algérie. Ils n’auront pas d’enfant.

Revenu à Remiremont (?), André Flageollet milite à la CGT.

Françoise adhère au Parti communiste en 1935 et devient secrétaire d’une cellule. André Flageollet sera membre du comité départemental des Vosges du PCF.

De 1936 à 1939, Françoise est secrétaire du Secours populaire pour le département des Vosges. Au cours de cette période, elle lance de nombreux appels et souscriptions en faveur de l’Espagne républicaine, et s’efforce d’aider les réfugiés espagnols dans le département. Elle siège au comité départemental de Front populaire.

En mai 1938, elle travaille dans une usine d’impression (textile, ou une imprimerie ?) à Épinal.

Désigné comme permanent syndical, André Flageollet dirige le journal de l’Union départementale des Vosges, Les Vosges ouvrières , à partir du 1er mai 1937 ; dans la réalisation de celui-ci, il est assisté par son épouse. Le 2 juin 1939, l’U.D. doit supprimer ce poste de permanent pour des raisons financières (la direction du journal est alors confiée à Roger Mayaux). Cependant, André Flageollet reste désigné comme journaliste.

Au moment de son arrestation, André Flageollet est domicilié au 2, rue de l’Abbé-Friensenhauser à Épinal (88), ayant peut-être trouvé un emploi comme marchand-forain.

Le 21 ou 22 novembre 1940, à Épinal, il est arrêté par la police française pour infraction au décret du 26 novembre 1939 « portant dissolution des organisations communistes ». Le 30 novembre, son épouse est arrêtée pour le même motif ; tous deux sont écroués à la Maison d’arrêt d’Épinal.

Le 17 janvier 1941, le tribunal correctionnel d’Épinal le condamne à un an et un jour de prison. Afin d’y purger sa peine, il est transféré à la Maison centrale de Clairvaux, sous le matricule n° 2368. À l’expiration de celle-ci, il n’est pas libéré (sa dernière lettre de Clairvaux est datée du 13 décembre 1941). Françoise, son épouse subit la même condamnation. Après la prison d’Épinal, elle est transférée à la Maison d’arrêt de Chaumont (Haute-Marne), puis achève sa peine au quartier des femmes de l’établissement pénitentiaire de Fresnes (Seine / Val-de-Marne).

La caserne de Royallieu en 1957 ; au deuxième plan, les six grands bâtiments alignés du quartier C, qui semblent avoir souvent servi au regroupement des internés sélectionnés pour la prochaine déportation. L’enceinte et les miradors du camp ont disparu (les deux hangars en bas à gauche n’existaient pas).