André GOURDIN

Matricule 45621
inconnu
Photographie de André GOURDIN
André Gourdin à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/10/gourdin-andre/
Convoi 45000

André, Henri, Gourdin naît le 6 septembre 1896 à Trith-Saint-Léger (Nord), chez ses parents, Pierre Gourdin, 25 ans, ouvrier métallurgiste aux Forges et Aciéries du Nord et de l’Est, et Henriette Potheau, 25 ans, son épouse, alors domiciliés dans une maison « sise rue derrière l’asile ». André a une sœur, Augusta, née en 1893. En 1906, la famille habite au 6, rue de la Fontaine, à Trith.

Après l’école primaire, André Gourdin entre à l’École pratique de commerce et en sort comptable. Devenu employé de banque, il est congédié pour avoir tenté d’organiser ses collègues. Domicilié à Viane, près de Lacaune (Tarn), il travaille dans un journal local (« reporter de journaux ») alors qu’est engagée la Première Guerre mondiale.

Le 8 juillet 1916, à Creil (Oise – 60), André Gourdin épouse Marthe, Louise, Molin, née le 23 août 1895 à Saint-Leu-d’Essérent (60).

Un mois plus tard, le 8 août, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 101e régiment d’artillerie lourde. Le 26 février 1918, il est nommé brigadier. Après l’armistice du 11 novembre 1918, il est possible que son unité participe à l’occupation de la Rhénanie. Le 28 janvier 1919, il passe au 112e R.A.L. Le 3 août suivant, il passe au 103e R.A.L. Le 5 septembre, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire au 59, rue des Tufs, à Creil, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Le 10 octobre, André Gourdin entre à la Compagnie des chemins de fer du Nord. Il est d’abord manœuvre au dépôt de Creil (à vérifier…), puis expéditionnaire à Dunkerque “traction”. En novembre, il est domicilié au 8, place du Théâtre, à Dunkerque. Il est “affilié” l’année suivante, mais révoqué le 27 novembre 1920 pour une raison qui reste à préciser.

En décembre 1920, il habite au 2, rue de Pont-Sainte-Maxence à Nogent-sur-Oise (60). En avril 1923, il demeure au 24, rue Jean-Jaurès, à Creil.

André et Marthe Gourdin ont un fils, André-François, né à Creil le 18 juin 1923. En octobre suivant, la famille habite au 32, rue de Liancourt, à Nogent-sur-Oise.

En décembre 1924, l’armée enregistre la domiciliation d’André Gourdin au 83, rue de la République à Laigneville (60). La famille y est recensée en 1926 et 1931.

Début 1920, André Gourdin adhère au Parti socialiste, mais rejoint le Parti communiste dès sa création. Pendant très longtemps, il est membre de la commission administrative de la Fédération de l’Oise, puis trésorier du Comité départemental du parti.

En 1925, il est candidat aux municipales à Laigneville, recueillant 123 voix sur 318 suffrages exprimés. En 1929, il obtint 150 voix sur 400 inscrits et est élu au deuxième tour avec François Forget.

En 1928, candidat aux élections législatives dans la circonscription de Senlis II, André Gourdin obtint 1813 voix sur 15 156 inscrits et se maintint au second tour contre le député socialiste sortant Jules Uhry, recueillant alors 797 voix.

Le 1er août 1929, désigné pour tenir un meeting à Rantigny, il ne s’y rend pas et est exclu du Parti communiste à la fin de l’année, en même temps que Sarazin, secrétaire fédéral, et Fernand Lhôtelier.