André, Émile, Fernand, Pradelles naît le 1er novembre 1920 à Albi (Tarn).
Au moment de son arrestation, il est domicilié au 44, boulevard de Picpus à Paris 12e. Il est célibataire. Il est tourneur ou terrassier.
De 1936 à 1937, il est membre de la section du 12e arrondissement des Jeunesses communistes (JC), sans y avoir de responsabilité particulière.
Le 1er novembre 1941, il est arrêté par la police française au cimetière du Père Lachaise pendant un rassemblement des JC clandestines allant déposer des fleurs sur la tombe de Paul Vaillant-Couturier (journaliste, directeur de L’Humanité et député-maire communiste de Villejuif, décédé subitement le 10 octobre 1937) ; comme André Migdal et Gaston Vergne. Le jour même, le préfet de police signe l’arrêté ordonnant son internement administratif en application du décret du 18 novembre 1939.
Le 10 novembre 1941, André Pradelles fait partie des 58 militants communistes transférés (du dépôt ?) au « centre de séjour surveillé » (CSS) de Rouillé, au sud-ouest de Poitiers (Vienne).
Le 14 avril 1942, le préfet de police de Paris « fait savoir » au préfet de la Vienne « que les autorités allemandes viennent d’interdire le transfert dans un autre camp ou prison, sans leur autorisation expresse » de onze internés de Rouillé parmi lesquels figure André Pradelles.
Le 22 mai, celui-ci fait partie d’un groupe de 156 internés – dont 125 seront déportés avec lui – remis aux autorités d’occupation à la demande de celles-ci et conduits au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ) ;matricule 5936, bâtiment A7.
Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).
Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.
Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.
Le 8 juillet 1942, André Pradelles est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) ; peut-être sous le numéro 46011, selon les listes reconstituées (la photo du détenu portant ce matricule a été retrouvée, mais n’a pu être identifiée à ce jour).
On ignore la date exacte de sa mort à Auschwitz [1] ; certainement avant la mi-mars 1943.