Angèle, dite “Danièle”, LEDUC, née Denonne

Matricule 31841
🕊️ Morte en déportation
Portrait documenté de Angèle, dite “Danièle”, LEDUC, née Denonne
Crédit non indiqué par la source

Angèle Marie Denonne dite Danièle naît le avril à Roubaix Nord fille de Hilaire Denonne ans tisserand de nationalité belge et de Rebecca Fresco ans son épouse de nationalité hollandaise. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

Le mars à Paris e Angèle Denonne se marie avec Louis Leduc né le décembre à Paris e boucher Angèle abandonne la couture pour tenir la caisse de la boucherie une grosse boutique de cinq… Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

Une conviction et des actions de Résistance. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Au cours de la Première Guerre mondiale Angèle Denonne passe des renseignements en franchissant les lignes allemandes Dénoncée elle est arrêtée et conduite pour interrogatoire devant un lieutenant allemand qui… Angèle Leduc est détenue quelques jours à la prison pour femmes de Rennes Le décembre elle est transférée avec Germaine Pirou au camp allemand du Fort de Romainville situé sur…

Angèle, dite “Danièle”, LEDUC, née Denonne est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31841, tatoué sur son avant-bras gauche.

Angèle Leduc meurt à Birkenau le mars selon l’acte de décès du camp Sterbebücher au Revier où elle avait été admise à cause d’un œdème elle avait les jambes si enflées qu’elle ne pouvait plus du tout marcher. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.

Angèle, dite “Danièle”, LEDUC, née Denonne demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.