Antoine CARRIER

Matricule 45335
decede
Photographie de Antoine CARRIER
Antoine Carrier © DR Josette Besson — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/01/carrier-antoine/
Convoi 45000

Antoine Carrier, dit “Marcel”, naît le 30 août 1888 au village du Pontet, sur la commune Beauronne (Dordogne – 24), fils de Jean Carrier, 28 ans, déclaré comme sabotier, et d’Anna Malbet, dite Lia, son épouse, 17 ans (née le 3 mars 1871), cultivateurs au village de Piaches, commune de Saint-Étienne-de-Puycorbier, proche de Beauronne. Antoine Carrier est l’aîné de quatre enfants, dont Angélina, née le 13 mai 1892, et Antonia, née le 9 avril 1894.

Leur mère décède prématurément le 12 octobre 1896, seulement âgée de 25 ans. Leur père se remarie le 2 juillet 1900 à la mairie de Saint-Michel-de-Double (24) ; Antoine a alors 12 ans. La famille s’installe au village de Fontvaute, dans cette commune. Pendant un temps, Antoine Carrier travaille comme cultivateur.

Le 1er octobre 1909, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 63e régiment d’infanterie à Limoges pour accomplir son service militaire. Le 24 septembre 1911, il est envoyé dans la disponibilité, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Fin 1911, il demeure à Saint-Yrieix(-la-Perche, Haute-Vienne), au sud de Limoges.

En novembre 1912, il habite au 137, avenue Gambetta, à Angoulême (Charente).

Le 27 janvier 1914, à la mairie de cette ville, Antoine Carrier épouse Édith Maupin. En avril 1914, le coulpe habite au 2, rue de la Clarté, à Périgeux (24).

Antoine Carrier est rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914, réintégrant le 63e R.I. deux jours plus tard. Il est aux armées à partir du 9 août et jusqu’au 19 juin 1915. Le 12 février 1916, la commission de réforme de Limoges le réforme temporairement, 2e catégorie, pour « albuminurie constatée ». En mai, il est domicilié au 20, rue de Périgueux, à Angoulême. Le 25 avril 1917, la même commission le classe au service auxiliaire, inapte aux armées, pour « néphrite ancienne … ». Le 26 mai suivant, Antoine Carrier est affecté administrativement au 63e régiment d’infanterie, puis détaché à la Poudrerie nationale d’Angoulême le 14 août. Deux jours plus tard, il passe au 107e R.I. Le 16 juin 1918, il passe au 39e R.I. et est détaché à la Compagnie des produits chimiques de Grand-Quevilly (Seine-Inférieure). Le 14 septembre suivant, il est détaché à la Fonderie nationale de Ruelle (Charente). Le 8 octobre, il passe au 107e R.I. et, le 14 février 1919, au 37e R.I. Le 12 juillet 1919, il est envoyé en congé illimité de démobilisation.

Antoine et Édith ont un fils, Raymond, mais divorcent en 1927 ; le garçon reste avec sa mère.

Antoine Carrier “monte” à Paris où il apprend le métier de tailleur en confection.

Il rencontre Armandine (“Didine”), née Limberger le 30 juin 1895, veuve de Louis Deffontaine, mort dessuites de son engagement sur le front en 1914-1918, duquel elle a eu un garçon, Roger, né en 1915.

Ils se mettent en ménage et font construire une maison dans un lotissement au 21, rue Pasteur à Villeparisis (Seine-et-Marne – 77). Leur pavillon, composé de quatre pièces est « construit sur un terrain de 496 mètres carrés ».

Le couple a un garçon, Claude (“Doudou”), né le 9 juillet 1932.