Bruno, Antonio, Vanin naît le 11 ou le 12 avril 1920 à Cismond Del Grappa (Italie), fils d’Antonio Vanin, mineur, et de Catherine Fiorese, son épouse.
De 1911 à 1914, son père vient en France à Valleroy, dans le bassin de Briey (Meurthe-et-Moselle). Il repart probablement en Italie à la déclaration de guerre. Après son mariage le 9 décembre 1919 et la naissance en Italie de deux garçons – Antoine et son frère Bruno, né le 1er janvier 1922 – la famille s’installe en France à partir du mois d’avril suivant, d’abord pour quelques mois à Sainte-Foy (Savoie). Le 14 novembre de la même année, ils arrivent à Valleroy. Là naissent ensuite trois filles et un autre garçon. En 1931, le père est mineur et la famille habite au n° 105 de la cité des mines. En avril 1935, les parents sont naturalisés français.
Antoine Vanin passe avec succès le certificat d’études primaires. Il est naturalisé français
Il est mineur-machiniste à la mine de fer de Valleroy. Il est membre de la CGT.
Le 15 août 1938, Bruno Vanin part comme volontaire en Espagne républicaine. C’est là qu’il adhère au Parti communiste. Il sert dans la 12e Brigade internationale Garibaldi. Blessé, il rentre en France vers octobre 1938.
Insigne de l’Association des volontaires pour l’Espagne républicaine, ayant appartenu à Christophe Le Meur. Produit entre la mi-1938 et la mi-1939. Coll. André Le Breton.
La police française le considère comme un « communiste notoire ».Le 5 octobre 1940 à Auboué, il se marie avec Modestina Veronese. Ils ont un enfant. Au moment de son arrestation, il est domicilié au 153, cité de la mine, à Valleroy.
Valleroy. Les cités des mines. Carte postale non datée. Collection Mémoire Vive.
En 1941, Antoine Vanin entre en contact avec les groupes de résistance communiste d’Auboué. Le listes établies par la police française désignent alternativement Antoine et Bruno Vanin. S’agit-il du même homme, selon le prénom retenu ? A-t-elle fait une confusion entre les deux frères ayant des prénoms similaires ? Ont-ils été poursuivis parallèlement ?
À une date restant à préciser (le 4 septembre 1941, comme Louis Bresolin ?), le préfet de Meurthe-et-Moselle signe un arrêté ordonnant son internement administratif à la Maison d’arrêt de Briey à la suite d’une distribution de tracts communistes à Valleroy (il y est gardé quinze jours).
Dans la nuit du 4 au 5 février 1942, un groupe de résistance communiste mène une action de sabotage contre le transformateur électrique de l’usine sidérurgique d’Auboué qui alimente également dix-sept mines de fer du Pays de Briey. Visant une des sources d’acier de l’industrie de guerre allemande (Hitler lui-même s’en préoccupe), l’opération déclenche dans le département plusieurs vagues d’arrestations pour enquête et représailles qui concerneront des dizaines de futurs “45000”.
« Antonio » Vanin figure – n°51 – sur une « liste communiquée le 1 9 (février ?) au soir à la KK ( Kreiskommandantur ) de Briey par le sous-préfet » et précisant la nationalité de 53 hommes.