Arthur Robert Achille Fleury naît le 18 janvier à Harfleur (Seine-Inférieure / Seine-Maritime [1] – 76), à l’est de l’agglomération du Havre, chez ses parents, Louis Achille Fleury, 39 ans, et Louise Palmyre Blondel, 38 ans, son épouse, tous deux jardiniers, domiciliés rue Gambetta. La famille compte déjà cinq enfants, dont Louis, né le 4 février 1889. Leur mère décède (âgée de 56 ans) le 18 juin 1918 en son domicile d’alors, au 4 rue du Coq à Harfleur.
Pendant un temps, Arthur Fleury habite rue de la Brosserie à Harfleur. Il commence à travailler comme terrassier-poseur.
Le 22 janvier 1921, il épouse Aimée, Augustine, Guest, 21 ans, née le 24 novembre 1899 à Montivilliers, journalière. Le couple s’installe au clos Labédoyère (sud) à Harfleur).
Devant être incorporé au 3e régiment du Génie à compter du 1er avril 1921 afin d’y accomplir son service militaire, Arthur Fleury obtient un sursis d’arrivée de quinze jours pour « femme en couches », et rejoint le corps le 5 mai suivant, sa fille Simonne Andrée Georgette étant née le 20 avril à son domicile.
Arthur Fleury adhère au Parti communiste en 1922 (clandestinement ?).
Durant les grèves de 1922, alors qu’il effectue son service militaire, il serait arrêté, cours de la République, au Havre : il aurait dépavé la rue, participant à une action de force. Il aurait été traduit en Conseil de guerre (non mentionné dans son registre matricule… ?).
Il est renvoyé dans ses foyers le 15 mai 1923, titulaire d’un “certificat de bonne conduite” (!).
À partir de 1936, il déploie « une activité indiscutable en faveur du parti communiste », selon la police, gagnant « une certaine autorité auprès des ouvriers d’Harfleur ».
« Pendant les mouvements sociaux de 1936 et 1938, Fleury [assiste] à toutes les réunions organisées par le parti communiste. Il [est] à la tête de toutes les manifestations de rue, il [propage] les mots d’ordre parmi les piquets de grève stationnés aux portes des usines de Gonfreville-l’Orcher, d’Harfleur et de Gournay. »
En 1937, il est élu conseiller municipal d’Harfleur sur la liste présentée par le parti communiste.
Au printemps 1936 et jusqu’au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 8, rue des Barrières à Harfleur ; les enfants Raymonde, née le 24 août 1922, et Maurice, né en 1924, y habitent encore avec leurs parents. La famille de Louis Fleury, frère aîné d’Arthur, demeure dans la même rue.
En septembre 1939, rappelé à l’activité militaire après la déclaration de guerre, Arthur Fleury est affecté au 35e régiment de travailleurs. Le 29 octobre, il « part aux armées » Le 30 avril 1940, il passe au dépôt d’infanterie n° 32. Le 17 juillet, il est démobilisé par le centre démobilisateur d’Auros (Gironde).