Arthur, Louis, Lallevé naît le 26 août 1913 à Guise (Aisne – 02), fils d’Eugène Lallevé et de Joséphine Ductiene.
En 1933, il effectue son service militaire au 8e régiment de chasseurs à cheval.
Le 24 juillet 1936 à Proisy (02), Lallevé se marie avec Olga Marie. Ils ont trois enfants.
Au moment de son arrestation, il est domicilié à Mercy-le-Bas (Meurthe-et-Moselle – 54) ; son adresse reste à préciser.
Il est mineur, syndiqué à la Fédération du sous-sol de 1937 à 1939. Les deux dernières années, il est secrétaire de sa section syndicale.
Il est membre du Parti communiste, selon le sous-préfet de Briey.
Dans la nuit du 4 au 5 février 1942, un groupe de résistance communiste mène une action de sabotage contre le transformateur électrique de l’usine sidérurgique d’Auboué qui alimente également dix-sept mines de fer du Pays de Briey. Visant une des sources d’acier de l’industrie de guerre allemande (Hitler lui-même s’en préoccupe), l’opération déclenche dans le département plusieurs vagues d’arrestations pour enquête et représailles qui concerneront des dizaines de futurs “45000”.
Le nom d’Arthur Lallevé figure – n°21 – sur une « liste communiquée le 19 (février ?) au soir à la KK ( Kreiskommandantur ) de Briey par le sous-préfet » pour préciser la nationalité de cinquante-trois hommes.
Il est arrêté comme otage par la Feldgendarmerie – avec Raymond Balestreri – lors de la « rafle effectuée dans la nuit du 19 au 20 » février (rapport du préfet de la région de Nancy).
Le 23 février, il fait partie d’un groupe de vingt-cinq otages transférés par la police allemande au centre de séjour surveillé d’Écrouves, près de Toul (54), en attente « d’être dirigés sur un autre camp sous contrôle allemand en France ou en Allemagne » ; ils y rejoignent quatorze autres otages arrivés la veille.
Et, effectivement, le 5 mars, Arthur Lallevé est parmi les trente-neuf détenus transférés au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).
Entre fin avril et fin juin 1942, avec Raymond Balestreri, il est sélectionné parmi plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).
