Aurélie Dudon naît le mars à Villenave-d’Ornon Gironde où ses parents sont maraîchers Elle va école communale jusqu’au Certificat d’études puis elle apprend le métier de vernisseuse au tampon. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.
À une date restant à préciser elle épouse Joseph Ducros né le mars à Oloron-Sainte-Marie Pyrénées-Atlantiques plombier-zingueur artisan Ils ont quatre enfants François né septembre à Bordeaux Marie qui a dix-sept ans lorsque sa mère… Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.
Sous l’occupation Joseph Ducros fait partie des Francs-tireurs et partisans FTP il entrepose chez lui de la poudre des grenades participe à des actions de sabotage Sa femme le seconde et héberge des résistants. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.
À une date restant à préciser elle épouse Joseph Ducros né le mars à Oloron-Sainte-Marie Pyrénées-Atlantiques plombier-zingueur artisan Ils ont quatre enfants François né septembre à Bordeaux Marie qui a… Le octobre Marie-Louise Ducros est parmi les hommes et femmes dont futures les Bordelaises et les Charentaises transférés depuis le Fort du Hâ et la caserne Boudet de Bordeaux au…
Aurélie, dite Marie-Louise, DUCROS, née Dudon, “Maman Loulou” est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31746, tatoué sur son avant-bras gauche.
Atteinte par la dysenterie Marie-Louise Ducros est admise au Revier l hôpital du camp où elle succombe au bout de quelques jours. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.
Aurélie, dite Marie-Louise, DUCROS, née Dudon, “Maman Loulou” demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.
