Camille RENAUDIE

Matricule 46050
decede
Photographie de Camille RENAUDIE
Camille Renaudie, le 8 juillet 1942 à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/05/renaudie-camille-fernand_28/
Convoi 45000

Camille, Fernand, Renaudie naît le 23 décembre 1897 à Tonnay-Charente (Charente-Inférieure / Charente-Maritime [1] – 17), chez ses parents, Joseph Renaudie, 42 ans, camionneur, et Augustine Cornet, son épouse, 36 ans, domiciliés rue des Tuyaux.

Sa mère décède à leur domicile le 20 janvier 1900. Le 13 novembre suivant, son père se remarie avec Louise Réaud, 31 ans. L’année suivante, le 23 septembre 1901, celle-ci donne naissance à Georges, demi-frère de Camille.

À l’issue de sa scolarité, Camille Renaudie suit une formation de serrurier.

De la classe 1917, il est appelé au service armé à compter du 8 janvier 1916, au 24e régiment d’artillerie de campagne. Le 24 janvier 1917, il est « aux armées » (sur le front). Après l’armistice du 11 novembre 1918, il se porte volontaire pour l’Armée d’Orient. Le 29 décembre, il est dirigé sur le 38e R.A.C. (régiment d’artillerie de campagne ?), qu’il intègre le 6 janvier 1919. Il est affecté au 5e groupe de l’Armée d’Afrique. En février, il est en Palestine. Il reste mobilisé jusqu’au 6 octobre 1919.

En 1920, il devient cheminot.

Le 16 juillet 1921 à Tonnay-Charente, il épouse Anne Marie Couturon, née le 19 juin 1901 dans la commune. Ils n’auront pas d’enfant.

Le 5 août 1921, l’armée le classe “affecté spécial” aux Chemins de fer de l’État en qualité de nettoyeur aux Batignolles (Paris 17e).

Le 11 août 1927, l’armée enregistre qu’il est nommé serrurier aux ateliers de la Garenne (les Ateliers de la Folie ?), rue des Carrières, à Nanterre [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92). Le couple demeure alors à cette adresse (?).

En 1928 Camille Renaudie est élu trésorier général du syndicat CGTU des cheminots de La Garenne-Colombes.

Carte syndicale CGT, Fédération des chemins de fer. Collection Mémoire Vive.

En 1934, il adhère au Parti communiste et en reste membre jusqu’à sa dissolution. En 1939, il appartient à la cellule des Ateliers de la Folie.

En février 1938 et jusqu’à son arrestation, Camille Renaudie est domicilié au 8, rue du Tintoret à Asnières [2].