Charles FOURMENTIN

Matricule 45556
inconnu
Photographie de Charles FOURMENTIN
Charles Fourmentin, agrandissement d’une photo de famille © Danièle Fourmentin. Il a été victime d’un accident du travail en 1924, ayant entrainé une énucléation de l’œil gauche — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/01/fourmentin-charles-andre-rene/
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Charles, André, René, Fourmentin naît le 9 février 1898 au hameau du Fresnoy, sur la commune de Salins (Seine-et-Marne – 77), chez ses parents, Lucien Fourmentin, 36 ans, jardinier, et Louise Gousset, son épouse, 31 ans, lingère.

De la classe 1918, Charles Fourmentin s’engage volontairement en 1916, à 18 ans. Il est blessé à deux reprises. Son frère aîné est tué en Argonne.

À une date inconnue, Charles Fourmentin est victime d’un accident au cours duquel il perd l’œil gauche (mutilé du travail).

Le 22 juillet 1923, à Forges (77), il se marie avec Adrienne Bonnefoy. Ils ont trois filles : Louise, née le 23 mars 1924, Reine, née le 23 novembre 1927, et Odette, née le 8 juin 1929.

En 1931, quand le couple divorce, Charles Fourmentin a la garde des trois enfants.

Rapidement, il se met en ménage avec une veuve, Louise Gounon, née le 24 février 1900 à Paris 20e.

Au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 15, quai de Seine à Montereau-Fault-Yonne (77) ; à hauteur du confluent de la Seine et de l’Yonne, rive droite après les ponts.

Charles Fourmentin est ouvrier agricole. De février 1932 à juillet 1934, il est employé par la Société du château des Forges à divers travaux d’installation et d’aménagement du parc : « façons d’allées neuves, réfection d’allées anciennes, assainissement, plantations d’arbres et préparation du terrain ».

Il a adhéré au Parti communiste en 1925. Pendant un temps, il est secrétaire de la cellule d’entreprise de la briqueterie Sachot, rédacteur de la chronique locale du journal départemental L’Information de Seine-et-Marne et correspondant de L’Humanité .

Le 28 janvier 1939, à la demande de la direction générale de la Sûreté nationale au ministère de l’intérieur, et après avoir consulté ses sous-préfets, le préfet de Seine-et-Marne transmet à celle-ci un long rapport sur « l’organisation et l’activité de chacun des partis extrémistes » de son département dans lequel sont répertoriées les cellules du parti communiste. Pour le secteur de Montereau, il indique que : « 15 cellules composent le secteur et comprennent environ 700 adhérents, à savoir : […] 8° – Cellule des Établissement Sachot. – 50 membres. Secrétaire : M. FOURMENTIN Charles André […] , briquetier . » Dans le rapport préparatoire du sous-préfet de Provins, Charles Fourmentin est désigné comme « nouveau chef ».

Le 24 septembre 1939, en réponse à une directive du préfet, un brigadier du commissariat de police de Montereau transmet à celui-ci « les noms et adresses de ceux [membres du PCF] qui sont susceptibles d’obéir à un mot d’ordre » ; parmi les 23 hommes désignés, Charles Fourmentin. Une autre liste policière, datée du 14 octobre suivant, le désigne comme « communiste très actif ».

« À la suite de la dissolution du Parti communiste français, un arrêté d’assignation à résidence dans un centre de séjour surveillé » est pris à son encontre. Arrêté le 1er avril 1940, Charles Fourmentin est interné à Riom-es-Montagne (Cantal), puis au camp de Saint-Paul-d’Eyjaux (Haute-Vienne).