Charles RENAUD

Matricule 46047
decede
Photographie de Charles RENAUD
Gravure au couteau sur linoléum à Compiègne effectuée par Charles Renaud. Montage photo © Pierre Cardon — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/07/renaud-charles/
Convoi 45000

Charles Renaud naît le 7 avril 1898 à Palinges (Saône-et-Loire – 71), fils de Jean-Baptiste Renaud, 36 ans, tourneur en grès demeurant au Montet, et de Jeanne Chauveau, 30 ans, son épouse.

Pendant un temps, Charles Renaud travaille comme employé de commerce.

La Première Guerre mondiale éclaté début août 1914. Le 27 décembre 1916, à la mairie d’Autun, Charles Renaud, âgé de 18 ans et demi, devance l’appel comme engagé volontaire pour la durée de la guerre Le lendemain, il est incorporé au48e régiment d’artillerie. Le 23 juillet 1917, il passe au 81e régiment d’artillerie lourde, qu’il rejoint deux jours plus tard. Le 9 août suivant, il passe au 84e R.A.L. Le 15 janvier 1918, il est nommé 1er canonnier. Le 17 mai 1919, il passe au 85e R.A.L. Le 1er juin suivant, il passe au 15e escadron du train (des équipages). Dix-huit jours plus tard, il passe au 15e escadron du train et rejoint l’Armée d’Orient. Le 22 août [?], il est rapatrié. Le 27 décembre 1919, il est envoyé en congé de démobilisation et se retire à Palinges, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Le 21 octobre 1922, Charles Renaud épouse Marcelle Fradin, née le 9 juin 1902, vendeuse de journaux. Le couple a un enfant : Raymond, né le 15 juillet 1923 à Palinges.

En 1925, Charles Renaud est chaisier. En 1928, il est mineur.

En mai 1928 et jusqu’au moment de son arrestation, Charles Renaud est domicilié au 60, rue de Charolles à Montceau-les-Mines (71), à la Maison [?] Dufour.

Le 5 février 1930, l’armée le classe « affecté spécial » au titre des mines de Blanzy, à Montceau (71). En 1938, l’armée le classe « affecté personnel de renforcement » aux usines Schneider du Creusot (71).

Son dernier métier connu est manœuvre dans les travaux publics, pour l’entreprise Corbières ; déclaré comme ouvrier maçon.

Il est syndiqué à la CGT, adhérent à l‘Association républicaine des anciens combattants (ARAC) et au Parti communiste, où il milite avec Claude Chassepot, de Saint-Vallier, commune limitrophe.

Sous l’occupation, il est actif au sein d’un “triangle” clandestin.

Le 3 décembre 1940, Charles Renaud est arrêté – avec son fils de 17 ans – pour distribution de tractscommunistes : le libraire qui lui a vendu les rames de papier vierge en reconnaît le filigrane pour la police. Après qu’ils aient été interrogés tous les deux, son fils est libéré au bout de 48 heures.

Charles Renaud est jugé et condamné à six mois de détention. Il est écroué dans les Maisons d’arrêt de Chalon-sur-Saône puis de Dijon. Le 3 juin 1941, à l’expiration de sa peine, il est libéré… pour peu de temps.