Charles VÉRON

Matricule 46189
decede
Photo non trouvée pour Charles VÉRON
Image de remplacement. Photographie de Charles VÉRON non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Charles, Efflame, Gabriel, Véron naît le 4 novembre 1901 à Aulnay-lès-Bondy – rebaptisée Aulnay-sous-Bois quatre ans plus tard – [1] (Seine / Seine-Saint-Denis), chez ses parents, Louis Véron, 29 ans, charretier, et Jeanne Yvonne Denès, 25 ans, son épouse, domiciliés « à l’écart de Savigny » (hameau) ; leurs noms n’apparaitront plus à cette adresse en 1906. Les témoins pour la déclaration du nouveau-né à l’état-civil sont Charles Véron 53 ans, et Gabriel Papillon, 36 ans, respectivement grand-père et oncle de l’enfant, tous deux également charretiers. Charles a un frère aîné, Louis Charles Philippe, né le 23 août 1898.

Pendant un temps, Charles Véron habite chez ses parents, alors domiciliés au 6 bis, rue Doulcet, à Sevran [2] (Seine-et-Oise / Seine-Saint-Denis), commune limitrophe à l’Est. Peut-être travaille-t-il alors comme « chauffeur de locomotive ».

Le 11 avril 1921, il est incorporé au 508e régiment de chars de combat. Il est renvoyé dans ses foyers le 30 mai 1923, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

En janvier 1924, Charles Véron habite rue de Turenne, à Aulnay-sous-Bois. En mai 1925, il demeure au 30, allée circulaire, toujours à Aulnay. En novembre suivant, il est domicilié au n° 59 de la même allée.

Le 20 février 1926, à la mairie d’Aulnay, Charles Véron se marie avec Albertine De Cocq, née le 17 novembre 1899 à Aulnay. Ils ont précédemment eu un fils, Georges, né en 1922. En juin 1926, la famille habite rue Balzac (pavillon “Car…” ?). En mars 1927, ils logent au 50, allée circulaire. En janvier 1929, ils ont emménagé au 28, chemin des Marais à Sevran. Albertine Véron décède prématurément, à une date restant à préciser… Les parents de Charles viendront habiter chez lui.

Le 1er mars 1930, à la mairie de Paris 11e, Charles Véron, alors tourneur, se marie avec Alice Schmitt, née le 12 juin 1905 dans cet arrondissement, cartonnière ; Philippe Schmitt, du Petit-Ivry, employé, est témoin au mariage. En 1936, le couple est domicilié au 23, rue Béranger à Sevran. Ils auront une fille, Jeanine, née le 2 septembre 1937.

Charles Véron est alors cantonnier, employé communal, à Sevran, municipalité communiste depuis 1931.

Sevran. La mairie en 1948. Carte postale, collection Mémoire Vive.

Il est « un des responsables » du Parti communiste dans cette commune.

À compter du 1er mars 1940, il est rappelé à l’activité militaire au dépôt de chars 503 (suite inconnue…).

En juillet 1940, le commissaire de police de la circonscription de Livry-Gargan effectue une perquisition à son domicile au cours de laquelle sont trouvés « différents tracts d’origine communiste ». Le 7 août, un juge d’instruction du tribunal de Pontoise établit un mandat d’amener à son nom pour infraction au décret du 26 novembre 1939. Charles Véron est arrêté le 17 août. Le 19 septembre, le tribunal correctionnel de Pontoise le condamne à dix-huit mois d’emprisonnement. Le 28 novembre, la cour d’appel de Paris confirme le premier jugement.