Marie Charlotte Dauriat naît le août à Oradour-sur-Vayres Haute-Vienne fille de François Dauriat ans et d’Isabelle Thiphonnet ans son épouse native d’Oradour alors cultivateurs au hameau de Fougeras une famille de cinq enfants contant également… La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.
Le août à Nogent-sur-Oise Marie Dauriat se marie avec un camarade de travail Georges Decock né le octobre à Montataire alors chef lamineur dans la même entreprise Le couple a deux enfants Georges né en… Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.
Sous l’occupation Georges Decock est l’un des premiers responsables des groupes armés constitués par le Parti communiste clandestin d’où sortiront les FTP En selon certaines sources il devient responsable départemental de l’Organisation spéciale quand Marcel… Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.
Le juin suivant Georges Decock est arrêté puis écroué à la Maison d’arrêt de Beauvais. Le octobre elle est transférée au camp allemand du Fort de Romainville situé sur la commune des Lilas Seine Seine-Saint-Denis premier élément d’infrastructure du Frontstalag Charlotte Decock y est enregistrée…
Charlotte DECOCK, née Dauriat est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31756, tatoué sur son avant-bras gauche.
Elle disparaît en déportation, sans que les circonstances et la date exactes aient toujours pu être établies par un document conservé. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.
Charlotte DECOCK, née Dauriat demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.