Charlotte DUDACH, née Delbo

Matricule 31661
🌿 Rescapée de la déportation
Portrait documenté de Charlotte DUDACH, née Delbo
Crédit non indiqué par la source

Charlotte Delbo est née le août à Vigneux-sur-Seine Seine-et-Oise elle est l’ainée de quatre fils et son père est chef monteur. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

Une plaque au nom de Georges Dudach a été apposée au rue Sainte-Anastase Paris e à l’entrée de l’immeuble où le couple habitait avant et après leur mariage. Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

En elle adhère à la Jeunesse communiste et deux ans après elle fait la connaissance de Georges Dudach qui devient son mari. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Les circonstances exactes de son arrestation ne sont pas entièrement documentées. Le août Charlotte quitte la Santé pour Romainville où elle fait la connaissance de celles qui vont partager son destin à Birkenau Viva Yvonne Blech Yvonne Picard Lulu Cécile Carmen…

Charlotte DUDACH, née Delbo est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31661, tatoué sur son avant-bras gauche.

La libération arrive pour Charlotte Delbo à Ravensbrück en avril avec une petite poignée de survivantes du convoi restées au camp elle est transférée par la Croix-Rouge en Suède D’où après une longue attente elle est rapatriée en juin. Son retour ne met pas fin aux conséquences physiques et morales des prisons, des camps, des transferts et des deuils accumulés.

Charlotte DUDACH, née Delbo compte parmi la minorité des rescapées du convoi et porte après 1945 la mémoire de celles qui ne reviennent pas. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.