Cipriano BONAZZOLI

Matricule 45266
decede
Portrait de Cipriano BONAZZOLI
Cyprien Bonazzoli © FNDIRP 54. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Cipriano, Ernesto, Bonazolli naît le 11 août 1890 à Drizzona (Italie).

Au cours de la guerre 1914-1918, il est mobilisé dans l’armée italienne.

À une date inconnue, il épouse Matilde Pagliari, née le 27 janvier 1893 à Sospiro (Italie). Ils auront trois enfants : Lino, né le 4 juin 1918 à Piadena (Italie), Deste Marina, né le 5 novembre 1924 à Cosne-et-Romain (?), et Bruno, né en 1934 à Rehon.

La famille arrive en France en 1922. En juin 1930, elle est domicilié au 47, rue de Lexy à Réhon, au sud de Longwy (Meurthe-et-Moselle – 54).

Villerupt, vue sur Réhon et la vallée de la Chiers. Carte postale non datée (après-guerre ?). Collection mémoire Vive.

Cipriano est fondeur, puis fondeur-chef à la Société des Laminoirs, Hauts-Fourneaux, Fonderies et Usines de la Providence ; Matilde est logeuse.

Le 7 mai 1930, le sous-préfet de Briey donne un avis favorable à la naturalisation française de Cipriano Bonazzoli et de son épouse.

Dans la nuit du 4 au 5 février 1942, un groupe de résistance communiste mène une action de sabotage contre le transformateur électrique de l’usine sidérurgique d’Auboué qui alimente également dix-sept mines de fer du Pays de Briey. Visant une des sources d’acier de l’industrie de guerre allemande (Hitler lui-même s’en préoccupe), l’opération déclenche dans le département plusieurs vagues d’arrestations pour enquête et représailles qui concerneront des dizaines de futurs “45000”.

Le 21 février, Cipriano Bonazzoli est arrêté par la Feldgendarmerie et conduit à la prison Charles III de Nancy (secteur allemand ?).

Nancy. La prison Charles III. Carte postale écrite en août 1915. Collection Mémoire Vive.

Le lendemain, Cipriano Bonazzoli fait partie des vingt-cinq otages transférés par la police allemande au centre de séjour surveillé d’Écrouves, près de Toul (54), en attente « d’être dirigés sur un autre camps ous contrôle allemand en France ou en Allemagne » ; ils y rejoignent quatorze autres otages arrivés la veille.

Et, effectivement, le 5 mars, Cipriano Bonazzoli est parmi les trente-neuf détenus transférés au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).