Claudine GUÉRIN

Matricule 31664
🕊️ Morte en déportation
Portrait documenté de Claudine GUÉRIN
Claudine Guérin. © Archives de la Préfecture de Police, Paris.

Claudine Marie Guérin naît le er mai à Gruchet-le-Valasse Seine-Inférieure Seine-Maritime à proximité de l’estuaire de la Seine fille de Roger Lucien Louis Guérin ans et de Lucie née Couillebault ans son épouse tous deux… La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

Claudine Marie Guérin naît le er mai à Gruchet-le-Valasse Seine-Inférieure Seine-Maritime à proximité de l’estuaire de la Seine fille de Roger Lucien Louis Guérin ans et de Lucie née Couillebault ans son épouse tous deux… Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

En décembre Lucie Guérin son épouse et mère de Claudine syndiquée adhère au Parti communiste. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Le er décembre Lucie Guérin alors responsable départementale du Secours populaire clandestin pour le secteur de Rouen est arrêtée Le janvier suivant condamnée à huit ans de travaux forcés pour… Le août Claudine Guérin est parmi les vingt-cinq résistantes de la région parisienne transférées au camp allemand du Fort de Romainville situé sur la commune des Lilas Seine Seine-Saint-Denis premier…

Claudine GUÉRIN est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31664, tatoué sur son avant-bras gauche.

Claudine Guérin meurt le avril selon le témoignage de Madeleine Dissoubray Jacqueline future épouse Odru ex-institutrice de Rouen qui déclarera avoir assisté à son décès L’acte établi par l’administration SS fait partie des documents qui seront détruits lors de l’évacuation… Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.

Claudine GUÉRIN demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.