Clément Coudert naît le 22 février 1908 à Chavigny (Meurthe-et-Moselle – 54) chez ses parents, Henri Coudert, 32 ans, ouvrier mineur, et Anna Renel, 26 ans, son épouse. Avant lui, sont nés sa sœur Zélia, en 1904, et son frère Émile, en 1905. Après lui, naissent sa sœur Jeanne, en 1909, et son frère Marcel, en 1913.
Début août 1914, leur père est rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale, et rejoint le 41e régiment territorial d’infanterie. Le 23 octobre 1915, il est détaché aux usines de Neuves-Maisons. Le 15 décembre 1917, il est placé en sursis provisoire aux mines de Maron-Val-de-Fer, proches de Chaligny (54), commune limitrophe de Chavigny.
En 1920, la famille est installée à Chaligny, où naît le dernier enfant, Solange. En 1922, ils habitent au 103, rue du Ruisseau à Chaligny, dans les cités (“maisons à deux façades”).
Neuves-Maisons. Les cités de Chaligny. Vue aérienne d’après-guerre. Carte postale, collection Mémoire Vive.
En 1928, Clément Coudert effectue son service militaire.
En 1931, il habite avec ses frères et sa sœur chez leur mère, alors veuve, à Chaligny. Il est ouvrier à la Compagnie des Forges de Chatillon-Commentry et Neuves-Maisons (C.C.N.M.) comme son frère aîné Émile, entreprise où leur frère cadet Marcel est mineur.
Le 30 juillet 1932, à Chaligny, Clément Coudert se marie avec Hermine Marie Aubry, née en 1910 à Chavigny, habitant jusque-là chez ses parents dans la cité ouvrière de Chaligny, ouvrière à Nancy.
Au moment de son arrestation, il est domicilié au 52, rue du général-Thierry à Neuves-Maisons, ville limitrophe de Chavigny et Chaligny (54).
Clément Coudert est ouvrier métallurgiste ou conducteur de locomotive [1], probablement toujours à l’usine métallurgique de la Compagnie des Forges de Chatillon-Commentry et Neuves-Maisons…).
Usine de Neuves-Maisons. Poussée par la locomotive, une « poche amenant la fonte des fourneaux au mélangeur ». Carte postale des années 1900. Collection Mémoire Vive.
Clément Coudert est militant de la CGT, et adhérent du Parti communiste à partir de 1929.
Le 17 mars 1941, il est interné pendant quinze jours à la Maison d’arrêt de Toul en application de l’arrêté préfectoral du 4 janvier précédent.
