Clément PELLERIN

Matricule 45958
decede
Photo non trouvée pour Clément PELLERIN
Image de remplacement. Photographie de Clément PELLERIN non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Clément Pellerin naît le 2 janvier 1907 à la ferme de Vaucouleurs à Saint-Agnant-les-Marais (Charente-Inférieure / Charente-Maritime), fils de Hyacinte Pellerin, 35 ans, et de Clémence Pasquier, 33 ans, cultivateurs ; dans une famille de huit enfants : Abel, né en 1896, Paul, né en 1899, Augustine, née en 1900, Julien, né en 1902, Gaston, né en 1904, Georgette, née en 1905, Clément, puis Émile, né en 1908. Lors du recensement de 1911, la famille a déménagé au lieu-dit L’Houmée, sur la commune voisine d’Échillais. En 1918, ils habitent à Saint-Hippolyte, autre commune voisine.

En 1930, Clément Pellerin habite rue des Hautes-Nouvelles (?), à Suresnes [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92), et travaille comme chauffeur.

Le 5 juin 1930, à Paris 17e, il se marie avec Henriette Bothier, née le 23 novembre 1905 à Orléans (Loiret), femme de chambre, domiciliée au 6, rue Édouard-Detaille. Les témoins des mariés sont deux voisins de l’époux : un ajusteur et un employé de la STCRP ayant entre eux un lien de famille. Les parents de Clément sont alors partis vivre dans le Var.

Clément et Henriette Pellerin ont une fille.

Lui est membre du Parti communiste.

Au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 1, rue Grotius à Suresnes.

En juin 1941, le commissaire de police de la circonscription de Puteaux propose son arrestation à la préfecture de police pour « participation active à la propagande communiste (distribution de tracts) ».

Le 26 juin, Clément Pellerin est arrêté à son domicile par des policiers de Puteaux sur arrêté du préfet de police pris en application du décret du 18 novembre 1939, comme des dizaines de suspects communistes de Seine qui sont aussitôt conduits dans la cour de l’Hôtel (de) Matignon, sis au 57 rue de Varenne à Paris 7e, – alors siège de la Geheime Feldpolizei (GFP) [2] – pour y être “mis à la disposition des autorités d’occupation” [3]. Tous sont ensuite regroupés au Fort de Romainville, sur la commune des Lilas (Seine / Seine-Saint-Denis), élément du Frontstalag 122. Considérés comme étant en transit, ils ne sont pas enregistrés sur les registres du camp et transférés le lendemain au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht (annexe du Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ) [4].

La caserne de Royallieu après-guerre. Les huit premiers bâtiments alignés à gauche sont ceux du quartier “A”, désigné pendant un temps comme le “camp des communistes”. À l’arrière plan à gauche, sur l’autre rive de l’Oise, l’usine de Venette qui fut la cible de plusieurs bombardements avec “dégâts collatéraux” sur le camp. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Entre fin avril et fin juin 1942, Clément Pellerin est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises.