Cyrille CHAUMETTE

Matricule 45360
decede
Photographie de Cyrille CHAUMETTE
Cyrille Chaumette le 8 juillet 1942 à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/05/chaumette-cyrille-charles-jacques/
Convoi 45000

Cyrille, Charles, Jacques, Chaumette naît le 4 ou le 14 janvier 1915 à Saint-Omer (Pas-de-Calais – 62), fils de Charles Chaumette, 41 ans, charcutier, et d’Adèle Marie Louise Vasseur, 30 ans, son épouse.

Avant sa naissance, son père a été rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914. Le 26 mai 1916, étant soldat au 250 régiment d’infanterie, il meurt de maladie aggravée à l’hôpital temporaire n° 80 d’Abbeville (Somme).

Le 11 avril 1919, Cyrille Chaumette est adopté par la Nation.

En 1921, avec sa mère et son frère Jacques, né en 1909, il habite chez leurs grands-parents maternels au 99, rue d’Arras à Saint-Omer. Sa mère a repris le débit de boisson tenu auparavant par sa grand-mère Marie.

Saint-Omer, la rue d’Arras dans les années 1940. Carte postale, collection Mémoire Vive.

Le 30 août 1924, à la mairie de Blendecques (62), Adèle, sa mère, se remarie avec Arthur Porteman ; Cyrille a quatre ans.

Adulte, Cyrille Chaumette travaille comme “journalier” dans l’industrie textile pour les Établissements Vandesmet dans leur filature de jute de Saint-Omer.

Au début des années trente, il adhère aux Jeunesses communistes et devient secrétaire de la section locale des JC en 1934.

Il joue un rôle actif dans les grèves des filatures audomaroises de 1936 et est placé à la tête du syndicat réunifié du Textile de Saint-Omer, fonction qu’il conserve jusqu’en 1939.

Le 29 juillet 1939, à la mairie de Saint-Omer, Cyrille Chaumette se marie avec Jeanne Billaud, née le 28 juillet 1921 (18 ans) dans cette ville. Ils y habiteront au 50, rue Le-Sergent (ou Le-Sergeant).

Sous l’occupation, Saint-Omer – comme tout le département du Pas-de-Calais – est sous l’autorité du commandement militaire allemand de Bruxelles (MBB).

Le 5 février 1941, suspecté d’activité clandestine, Cyrille Chaumette est arrêté par la Feldgendarmerie à son domicile – ainsi que Jeanne, son épouse – et interné à la caserne Foch, réquisitionnée par l’occupant, où son beau-frère est employé.