Cyrus GENOU

Matricule 45587
decede
Photographie de Cyrus GENOU
Cyrus Genou le 8 juillet 1942 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/08/genou-cyrus-maxime-amedee/
Convoi 45000

Cyrus, Maxime, Amédée, Genou naît le 3 mars 1899 à Neuville-aux-Bois (Loiret), au domicile de ses parents, Adelmard Genou, 38 ans, journalier, et d’Eugénie Legrand, 38 ans, son épouse. Cyrus a six frères et sœurs : Jacques, né le 27 février 1881 à Baigneaux (Eure-et-Loir – 28), Eugène, né le 6 avril 1883, à Bazoches-les-Hautes (28) – tous deux hors mariage, portant à la naissance le nom de leur mère et reconnus par l’union de leurs parents, le 27 janvier 1886, dans cette commune -, Rose, née le 16 août 1886 à Bazoches-les-Hautes (28), Jeanne, née le 8 mai 1890 – après Cyrus -, Jules, né 4 juillet 1893, Aldemard, Oscar, né le 30 mars 1896, tous trois à Neuville-aux-Bois. Leur père décède prématurément ; les enfants deviennent pupilles de la Nation.

Pendant un temps, Cyrus Genou travaille comme cultivateur.

Le 22 septembre 1917, à la mairie d’Orléans, il s’engage volontairement pour quatre ans au titre du 4e groupe cycliste. Il arrive au corps deux jours plus tard comme chasseur de 2e classe. Le 23 juin 1918, il passe au 1er groupe cycliste et, dès le lendemain, au 26e bataillon de chasseurs à pied. Le 23 octobre 1919 est promulgué le décret fixant la fin des hostilités. Dès le lendemain, 24 octobre, Cyrus Genou fait partie des troupes d’occupation des pays rhénans. Le 19 février 1920, il est transféré au 17e BCP. En septembre, toujours en pays rhénans, il est emprisonné quelques jours et condamné à plusieurs mois de prison avec sursis par la justice militaire pour refus d’obéissance (peine qui sera amnistiée à sa demande dans le cadre de la loi du 29 avril 1921 portée par la Ligue des Droits de l’Homme). Le 4 octobre, il passe au 28e BCP. Le 4 février 1921, il est affecté en Haute-Silésie (Pologne). Le 7 août, il est de nouveau affecté à l’occupation des pays rhénans. Le 22 septembre, il est renvoyé dans ses foyers, se voyant refuser un certificat de bonne conduite.

Deux de ses frères ont été tués à l’ennemi – dont Aldemard Oscar, soldat au 131e RI, mort en forêt d’Argonne le 13 juin 1915 – et un troisième succombera « par suite de la guerre ».

Pendant un temps, Cyrus Genou, travaillant comme cimentier, habite au 13, rue de Mainvilliers à Chartres (Eure-et-Loir).

Le 11 octobre 1924, à Chartres, Cyrus Genou se marie avec Paulette Lucas, 18 ans, née le 30 octobre 1906 à Bazoches-les-Gallerandes (Loiret) et domiciliée à Pithiviers, ville voisine où demeure alors Rose, épouse Duchon, sœur de Cyrus, et leur père veuf. Son beau-frère, Georges Duchon, est témoin au mariage. Mais Paulette décède brutalement trois mois plus tard, le 23 janvier 1925, à leur domicile, 30 rue de la Porte-Morard à Chartres.

En juin 1926, Cyrus Genou habite au 110, rue de Silly, à Boulogne-Billancourt (Seine / Hauts-de-Seine).

Ensuite, il emménage au 20, rue des Rigoles à Paris 20e.

Le 17 novembre 1928, à Paris 20e, Cyrus se remarie avec (Mathilde) Léonie Mignon, domestique, née le 6 février 1901 à la Chapelle-d’Angillon (Cher), domestique. La famille comptera trois enfants : Jacqueline, née en 1924 à Pithiviers, Simone, née le 28 août 1929 à Paris, et Louis, né le 29 août 1932 à Athis-Mons.

En août 1929 et jusqu’à l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domicilié au 70, rue Édouard-Vaillant à Athis-Mons [1] (Seine-et-Oise / Essonne).

Le 11 février 1935, Cyrus Genou assiste comme témoin au mariage de sa nièce, Raymonde Duchon, fille de sa sœur Rose, et de Bernard Courrioux.

Militant communiste, il est élu conseiller municipal d’Athis-Mons le 14 juin 1936. Lors de la deuxième séance du conseil, 27 juin, il est désigné aux commissions des travaux et de la voirie et de l’hygiène.