Daniel PESSON

Matricule 45972
decede
Photographie de Daniel PESSON
Daniel Pesson © Dr famille et Musée de la Résistance , Blois — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/01/pesson-daniel/
Convoi 45000

Daniel Pesson naît le 25 février 1903 à Gièvres (Loir-et-Cher – 41), fils de Louis Pesson, cultivateur, et de Séraphine Chollet, cultivatrice, son épouse. Un certain Clovis Pesson est tué au cours de la guerre 1914-1918 : est-ce un parent ? (à vérifier…)

À une date restant à préciser, Daniel Pesson épouse Silvine Legilles ; ils ont deux enfants. Au moment de son arrestation, il est domicilié à la Basse Roche, quartier (?) de Romorantin (41).

Daniel Pesson est charretier chez Benoist-Bourgeois, entreprise de vidange à la Haute-Roche.

En avril 1941, il est arrêté avec son patron et tout le personnel de l’entreprise, dont Moïse Bodin ; les conditions de sa libération restent à préciser. C’est peut-être à partir de ce moment-là qu‘il exerce le métier d’agriculteur (journalier), déclaré au moment de son arrestation.

Le 30 avril 1942, à Romorantin, cinq résistants communistes sont découverts par des soldats allemandsalors qu’ils distribuent des tracts. Armés, ils ne se laissent pas arrêter et blessent les soldats dont un sous-officier qui succombe à ses blessures. Les mesures de représailles prévoient l’exécution immédiate de dix communistes, Juifs et de proches des auteurs présumés. Vingt autres personnes doivent être exécutées si au bout de huit jours les « malfaiteurs » ne sont pas arrêtés. Des rafles ont lieu afin de pouvoir « transférer d’autres personnes vers l’Est, dans les camps de travaux forcés. » Un barrage est érigé autour de la ville.

Le lendemain 1er mai, Daniel Pesson est arrêté à son domicile – devant son épouse – par la Feldgendarmerie et la gendarmerie française ; il est pris comme otage avec quatre autres Romorantinais et un habitant de Pruniers qui seront déportés avec lui. Il est interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Daniel Pesson est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 45972 (sa photo d’immatriculation n’a pas été retrouvée).

Après l’enregistrement, les 1170 arrivants sont entassés dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit.

Le lendemain, vers 7 heures, tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau où ils sont répartis dans les Blocks 19 et 20.