Danielle CASANOVA

Matricule 31655
decede
Portrait documenté de Danielle CASANOVA
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Convoi 31000

La dirigeante des Jeunesses Communistes

Vincentella Perini naît le 9 janvier 1909 à Ajaccio, fille d’Olivier Perini et de Jacinthe Versini, son épouse, instituteurs. Elle vient au monde dans une famille “Républicaine” qui devint par la suite sympathisante du PCF. Elle poursuit ses études secondaires à Ajaccio, puis au collège du Luc (Var) où elle suit l’une de ses professeurs.

Après un bref passage en classe préparatoire, elle s’inscrit à l’école dentaire de Paris. Elle y découvre l’Union fédérale des étudiants, organisation étudiante de gauche à laquelle elle adhère avant d’en devenir responsable. En octobre 1928, Victor Michaut reçoit son adhésion aux Jeunesses communistes (JC).

Vincentella se fait alors appeler “Danielle” et devient très vite secrétaire du groupe de la faculté de médecine. Tout en poursuivant ses études, elle devient, en 1931, membre du bureau régional de la région parisienne de la JC, puis elle rejoint le Comité central du mouvement au VIIe congrès en juin 1932. Elle est élue au bureau du mouvement, lors du congrès extraordinaire d’Ivry-sur-Seine, en février 1934 : elle y est la seule femme.

Elle fait la connaissance dans les cercles d’étudiants corses, d’un étudiant en droit, Laurent Casanova, né le 9 octobre 1906 à Souk-Ahras (Algérie), qu’elle entraîne au Parti Communiste.

Ils se marient en décembre 1933.

En octobre 1935, tout en restant rattachée au bureau de la Fédération des JC, Danielle Casanova est chargée du travail colonial à la section spécialisée du parti et elle participe à la rubrique coloniale de l’Avant-Garde.

En septembre-octobre 1935, elle fait partie de la délégation française au VIe congrès de l’Internationale communiste des jeunes (ICJ) à Moscou et entre au Comité exécutif de l’ICJ.

Face à la très rapide augmentation des effectifs de la JC, le VIIIe congrès réuni à Marseille en 1936, la désigne comme secrétaire des jeunes filles et la charge de fonder l’Union des jeunes filles de France (UJFF). Cette organisation, bien que proche de la JC, a vocation à créer un mouvement de jeunes filles pacifiste et antifasciste.

Le premier congrès de l’UJFF a lieu en décembre 1936, Danielle y est élue secrétaire générale et Claudine Chomat Secrétaire à l’organisation.

À la fin de 1936, elle organise une action de collecte de lait concentré pour les enfants d’Espagne victimes de la guerre et accompagne le convoi en Espagne.

Lors de l’interdiction du PCF en septembre 1939, Danielle passe dans la clandestinité. Elle fait partie de la direction clandestine du parti. Avec un groupe de femmes de l’UJFF qu’elle anime, elle assure la liaison entre le secrétariat et la Direction, éparpillée dans les régions suite à la mobilisation et à la répression qui porte de rudes coups à l’organisation du parti.