David BADACHE

Matricule 46267
decede
Photographie de David BADACHE
David Badache In « Résistance et mémoire ». — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/06/badache-david/
Convoi 45000

David Badache naît le 28 avril 1918 à Vilno (Lituanie).

Certains documents le désignent comme Davydas Badasas ; lituanisation des noms pratiquée en 1921 lors de la reconnaissance de l’État de Lituanie.

À 17 ans, David Badache quitte ce pays pour fuir un service militaire qu’on voulait lui imposer comme brimade antisémite.

Il vient en France faire des études de chimie, obtenant son diplôme d’ingénieur avec mention “très bien”. Avec l’appui d’amis fortunés, il monte une petite usine de fabrication de peinture et de vernis dans le Calvados (14).

Au moment de son arrestation, il est domicilié au 216 rue Caponière, à Caen (14). Marié, il est père de deux enfants.

Ayant fait la campagne de 1939-1940 au 21e régiment de marche des volontaires étrangers, il rentre chez lui après la défaite, bien décidé à poursuivre la lutte contre les nazis.

Comme la loi du gouvernement de Vichy l’y oblige, David Badache se déclare comme juif à la préfecture et reçoit l’Étoile jaune.

Ingénieur chimiste de formation, il se fait engager comme ouvrier peintre au camp de Secqueville-en-Bessin, occupé par la Luftwaffe . Il y observe les mouvements et les emplacements des avions et des leurres pour les transmettre à un réseau de Résistance : son contact est le secrétaire du commissaire de Caen.

David Badache a l’intention de rejoindre la Grande-Bretagne, via l’Afrique du Nord, en profitant d’un congrès, prévu le 10 mai 1942, pour quitter le pays.

Mais, le 2 mai, la police française vient le chercher à son domicile, en son absence. Pensant ne rien avoir à craindre, David Badache se rend au commissariat pour questionner son contact dans la Résistance. Là, il est arrêté comme Juif : il figure sur une liste d’arrestations exigées par la Feldkommandantur 723 de Caen à la suite du déraillement d’un train de permissionnaires allemands à Moult-Argence (Airan) [1].

Au commissariat, il voit arriver le cheminot Georges Auguste, interpellé à la gare de Caen en descendant de sa locomotive. Ils sont « emmenés à la Maison d’arrêt ».

Le 3 mai, remis aux autorités d’occupation, il est conduit au “petit lycée” où sont rassemblés les otages du Calvados.