Delphine Antoinette Jallat naît le juin à Nîmes où son père est commerçant Après le certificat d’études elle gagne sa vie dans divers emplois de vendeuse généralement. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.
À une date restant à préciser elle épouse Monsieur Presset. Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.
Elle adhère au parti communiste avant la guerre mais n’a plus d’activité politique à partir de septembre Cependant elle garde le contact avec ses anciens camarades. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.
Delphine Presset est arrêtée quelques jours plus tard elle n’a pas songé à signaler au commissariat la perte ou le vol de ce livret militaire pour avoir un alibi. Le août après quelques jours au dépôt elle est transférée au camp allemand du Fort de Romainville situé sur la commune des Lilas Seine-Saint-Denis premier élément d’infrastructure du Frontstalag Vingt-deux…
Delphine PRESSET, née Jallat est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le (31638?), tatoué sur son avant-bras gauche.
Delphine Presset meurt à Birkenau en février sans qu’aucun témoignage ait rapporté les circonstances de sa mort L’acte de décès au camp n’a pas été retrouvé. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.
Delphine PRESSET, née Jallat demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.
