Édouard, André, Hoyer naît le 21 décembre 1893 à Paris 19e arrondissement, chez ses parents, Étienne Hoyer, 27 ans, boutonnier, et Marie Bichot, son épouse, 22 ans, blanchisseuse, domiciliés au 19, impasse du Puits.
Édouard Hoyer commence à travailler comme garçon grainetier.
Le 3 février 1913, une chambre du tribunal correctionnel de la Seine le condamne à un an d’emprisonnement pour vol.
Le 30 novembre 1913, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 5e bataillon d’infanterie légère d’Afrique, rejoignant son unité quatre jours plus tard. Il est en Tunisie du 1er décembre 1913 au 15 juin 1914, puis au Maroc occidental jusqu’au 1er août suivant. À une date restant à préciser, il passe au 3e BILA. Par décret du 30 juillet 1914, il obtient la médaille agrafe du Maroc. Trois jours plus tard, le 2 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Édouard Hoyer reste mobilisé au Maroc, mais, cette fois-ci « contre l’Allemagne », jusqu’au 21 août 1919. Le 6 septembre suivant, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire chez ses parents.
Le 23 décembre 1920 à Paris 19e, Édouard Hoyer se marie avec Henriette Bernard.
En août 1925, ils habitent au 18, rue Desnoyez, à Paris 20e. En janvier 1934, ils demeurent au 160, avenue du Contrat, à Coubron (Seine-et-Oise / Seine-Saint-Denis).
En mars 1937 et jusqu’au moment de son arrestation, Édouard Hoyer est domicilié au 45, rue des Amandiers à Paris 20e, vers la rue des Partants.
Il est alors ouvrier couvreur (déclaré comme plombier après son arrestation).
Sous l’occupation, la police française le considère comme un « meneur communiste ».
Le 4 octobre 1940, Édouard Hoyer est arrêté à son domicile par la police française, pour activité communiste.
Le 7 octobre, inculpé d’infraction au décret du 26-9-1939, il est écroué à la Maison d’arrêt de la Santé (Paris 14e).
À une date restant à préciser, il est jugé et condamné à huit mois d’emprisonnement. Le 14 novembre, il est transféré à la Maison d’arrêt de Fresnes (Seine / Val-de-Marne).
