Ernest GOURICHON

Matricule 45623
decede
Photographie de Ernest GOURICHON
Ernest Gourichon le 8 juillet 1942 à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2014/02/gourichon-ernest-emile/
Convoi 45000

Ernest, Émile , Gourichon naît le 9 novembre 1904 à Charbonnier-les-Mines, commune de Fournols (Puy-de-Dôme), fils d’Alphonse Gourichon, 32 ans, ouvrier mineur, et d’Eugènie Dupréhaud, son épouse, 30 ans.

À la fin de ses études primaires, Émile Gourichon devient ouvrier en bâtiment, manœuvre ou applicateur (?) selon les sources.

Il effectue son service militaire dans une unité de tirailleurs, accédant au grade de caporal.

En 1927, il adhère au Syndicat général du Bâtiment de la CGT et en 1928 au Parti communiste. Pendant un temps, il est membre du bureau de la section d’Épinay.

En 1938 et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié au 23, impasse des Béatus à Épinay-sur-Seine [1] (Seine / Seine-Saint-Denis – 93). Une autre adresse mentionnée est le 14, avenue Faveau.

Le 12 mai 1935, Émile Gourichon est élu conseiller municipal communiste d’Épinay-sur-Seine, sur la liste menée par Joanny Berlioz.

Lors du recensement de 1936, il est chômeur, comme sa femme, journalière.

Pendant la guerre d’Espagne, Émile Gourichon s’engage dans les Brigades internationales pour défendre la République espagnole contre la rébellion du général Franco soutenue militairement par Hitler et Mussolini. Arrivé le 3 mars 1938, il est incorporé un mois plus tard, au centre d’instruction militaire de Villanueva de la Jara, comme simple soldat à la 3e compagnie du 2e bataillon de la 14e brigade. Il est responsable du Parti de sa compagnie. Déclaré « calme au front », il participe aux combats lors de l’offensive nationaliste d’Aragon, du 17 mars au 12 mai, notamment à Caspe.

Le 23 juin, il adhère à la section catalane du Secours rouge international, sise à Barcelone.

Émile Gourichon participe à l’offensive républicaine du franchissement de l’Ebre ( El paso del Ebro ) du 25 juillet au 8 septembre. Ce dernier jour, au cours d’une attaque dans le secteur de Corbera, il est blessé à l’épaule gauche. Du 9 septembre au 21 novembre (au moins), il passe successivement par les centres de soins et hôpitaux de Cambrils, Taragonne, La Gariga et Vic.

Le 21 septembre 1938, le gouvernement républicain de Juan Negrín se soumet à la décision de la Société des Nations et dissout les Brigades internationales. Le 23 septembre, les brigadistes livrent leur dernier combat. Ils sont ensuite progressivement regroupés : le 27 octobre, les volontaires des armées du Centre et du Levant sont rassemblés à Valence, tandis que ceux qui sont engagés en Catalogne sont réunis à Barcelone.

Le 21 novembre, Émile Gourichon remplit le questionnaire de rapatriement à en-tête du Commissariat de guerre des brigades internationales.