Ernest Neveux naît le 9 mai 1906 à Mareuil-les-Meaux (Seine-et-Marne – 77), fils de Jules Neveux, né en 1870 à Mareuil, ouvrier agricole puis manouvrier à l’usine à plâtre de M. Massiot, et de Lucie Bourdon, son épouse, née en 1880, domiciliés rue du Couplet. Ernest a deux sœurs plus âgées, Yvonne, née en 1894, Espérance, née en 1902, et un frère plus jeune, Lucien, né en 1908, tous à Mareuil.
De la classe 1926, il effectue son service militaire au 182e régiment d’artillerie à Vincennes (Seine / Val-de-Marne).
Le 15 mars 1930, à Mareuil, Ernest Neveux se marie avec Germaine Émilienne Frère, née le 19 juillet 1909 à Mareuil.
En 1931, ils habitent place Gambetta. Ernest est mécanicien-ajusteur aux Établissements Verdier. Germaine y est manutentionnaire.
En 1936 et jusqu’au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domicilié au 33, rue Pasteur à Mareuil-les-Meaux.
Ernest Neveux adhère au parti communiste de 1936 à 1939.
Le couple a un fils, François, né vers 1940.
Le dimanche 19 octobre 1941, Ernest Neveux appréhendé lors d’une vague d’arrestations décidée par l’occupant contre des communistes de Seine-et-Marne, pris comme otages en représailles de distributions de tracts et de destructions de récolte – meules, hangars – ayant eu lieu dans le département.
Ernest Neveux est rapidement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ). Enregistré sous le matricule n° 1798, il est assigné au bâtiment A3, « groupe 8 » (une chambrée ?).
Le quartier “A” de la caserne de Royallieu à Compiègne, futur “camp des communistes” du Frontstalag 122 ; à droite, sont visibles les bâtiments A4, A5, A6, A7 et A8. Carte postale des années 1930. Collection Mémoire Vive.
Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).
Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises.