Ernest TRÉSEUX

Matricule 46156
decede
Photo non trouvée pour Ernest TRÉSEUX
Image de remplacement. Photographie de Ernest TRÉSEUX non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Ernest, André, Tréseux naît le 9 juin 1906 à Rocquigny (Ardennes – 08), chez ses parents, Émile Ernest Tréseux, 26 ans, manouvrier, et Amanda Waltier, 25 ans, son épouse.

Le 17 mars 1908, le tribunal de Rethel (08) condamne son père à huit jours de prison pour « violence sur un enfant de moins de 15 ans, privation de soin et d’aliment à des enfants de moins de 15 ans au point de compromettre leur santé par leur père légitime ». Le 15 mai 1911, la Cour d’assises des Ardennes le condamne à huit ans de travaux forcés et dix ans d’interdiction de séjour pour homicide volontaire. “Exclu de l’armée”, comme réserviste, celui-ci est mis à disposition du ministre des des colonies. Il décède aux îles du Salut (Guyane française) le 27 novembre 1918.

Le 10 février 1930, à Létanne (08), Ernest Tréseux se marie avec Simone, Georgette Raignier.

Au moment de son arrestation, il est domicilié à Sedan-Torcy (08) ; son adresse reste à préciser.

Ouvrier, il est secrétaire de la cellule communiste de l’usine Saint-Denis (?).

Le 19 octobre 1941, il est arrêté par la Feldgendarmerie lors d’une vague d’arrestations contre des membres présumés du Parti communiste clandestin. Avec d’autres détenus, il est conduit à la Maison d’arrêt de Charleville et enfermé dans une cellule individuelle.

Charleville, la place Carnot au début des années 1900. À fond, la Maison d’arrêt. Carte Postale. Collection Mémoire Vive.

Le 22 octobre à l’aube, il est parmi les sept détenus – dont Julien Jurion, de Renwez – conduits à la gare pour monter dans un wagon réservé. Le jour-même à 12 heures, ils arrivent au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

Le camp vu depuis le mirador central. Les “politiques français” étaient dans le secteur constitué par la ligne de bâtiments de gauche (“camp communiste”) Photo Hutin, Compiègne, carte postale. Droits réservés.

Entre fin avril et fin juin 1942, Ernest Tréseux est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.