Étienne CARDIN

Matricule 45329
decede
Photographie de Étienne CARDIN
Etienne Cardin en 1930, in « De Caen à Auschwitz » — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/08/cardin-etienne-aimable-jules/
Convoi 45000

Étienne, Aimable, Jules, Cardin naît le 12 janvier 1893 à Auvers (Manche – 50), chez ses parents, Étienne Louis Cardin, 35 ans, journalier, et Augustine Yvetot, 34 ans, son épouse, domiciliés au hameau de la Godillerie.

Pendant un temps, Étienne Cardin fils habite à La Cambe (Calvados – 14) et travaille comme forgeron ajusteur. Pour l’époque, c’est un homme plutôt grand (1 m 75).

Le 26 novembre 1913, il est incorporé comme apprenti-marin au 2e dépôt des équipages de la Flotte (Marine nationale). Il reste “sous les drapeaux” lorsque commence la Deuxième Guerre mondiale. Le 1er février 1918, il est nommé matelot de 1re classe mécanicien. Affecté à l’arsenal de Cherbourg (50), il y est nommé premier quartier-maître, y complétant une qualification de mécanicien ajusteur.

Le 3 juin 1918, à Caen (14), Étienne Cardin se marie avec Yvonne Chagny, née le 28 octobre 1900 dans cette ville, couturière et fille d’un « employé aux chemins de fer ».

Le 1er septembre 1919, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire 37, rue rue du Vaugueux à Caen. Deux semaines plus tard, le 15 septembre, Yvonne donne naissance à leur fils Roger.

Début novembre suivant, Étienne Cardin est installé à Bretteville-sur-Odon, quartier Saint-Pierre (14). Il est alors ajusteur à la Compagnie des chemins de fer de l’État.

Le 18 novembre 1924, il déclare habiter à Ryes, proche de Saint-Lô (50). Le 14 décembre 1929, il déclare habiter à Sommervieu (14), au hameau du bourg.

Lucienne naît le 6 septembre 1926 et Jakie (sans “C”) Auguste le 26 mai 1929, tous deux à Crépon (14).

Yvonne, son épouse, décède le 7 janvier 1932, âgée de 31 ans.

Le 14 mai suivant, Étienne Cardin est hébergé par ses beaux-parents, Pierre Désiré et Léonide Chagny, au 71, rue Saint-Pierre à Caen.

Le 6 octobre 1933, à Caen, il épouse Jeanne Henriette Marie, 38 ans (née le 6 novembre 1894), blanchisseuse, veuve d’un fantassin tué à l’ennemi le 26 mars 1917.

Étienne Cardin travaille aux Chemins de fer de l’État jusqu’en 1936, participant aux grèves de la période de Front populaire.