Félix, François, Jean-Baptiste, Reillon naît le 29 janvier 1890 à La Héronnière, commune de Laigné [1] (Mayenne – 53), fils de Félix, Ernest, Reillon, 26 ans, et de Marie Hamon, 23 ans, son épouse, agriculteurs. Félix a une sœur aînée, Marie, née en 1889.
Son père décède prématurément à son domicile le 22 octobre 1894, âgé de 32 ans ; décès enregistré à l’état civil sur déclaration de son beau-père, Jean-Baptiste Hamon, 57 ans, cultivateur, et de son frère, Pierre Reillon, quarante ans, aubergiste débitant. La mère de Félix a 28 ans, et lui, 4 ans et demi. En 1901, La Héronnière a changé d’exploitant.
Entre 1901 et 1906, Félix vit chez une tante maternelle, épouse de Jean Poirier, propriétaire cultivateur au lieu dit Les Boquelleries (section de Chassebourg) à Laigné.
Le 11 octobre 1910 à Bouchamps-lès-Craon (53), sa mère se remarie avec Prosper Bignon, veuf de 60 ans, journalier agricole chez Aubert (fermier à La Corbinière ?) ; ils habitent au bourg, route de Chérancé. Au printemps 1911, Félix Reillon ne vit pas avec eux. Il commence à travailler comme boulanger.
Le 1er octobre 1911, il est appelé à accomplir son service militaire à la 22e section de commis et ouvriers d’administration. Le 26 septembre 1912, il est nommé caporal. Le 8 novembre 1913, il passe dans la réserve de l’armée active, et se retire à Bouchamps, auprès de sa mère, titulaire d’un certificat de bonne conduite. En janvier 1914, il habite à Vert-le-Petit (Seine-et-Oise / Essonne – 91). En mai suivant, il habite à Montainville (Eure-et-Loir). En juillet, il habite à Chamarande (91).
Rappelé à l’activité par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914, il rejoint la 4e section de commis trois jours plus tard. Le 3 juin 1916, il est cassé de son grade de caporal, et passé au 151e régiment d’infanterie le 5 juin. Le 13 octobre suivant, il passe au 408e R.I.
Après la seconde bataille de Verdun (20 août-18 septembre) ayant permis de dégager le secteur, le 408e R.I. occupe des tranchées au nord de Douaumont. Le 12 novembre 1917, Félix Reillon est blessé (ce jour-là, le régiment compte 3 tués et 10 blessés). Il est cité à l’ordre de la brigade : « Blessé à la main (…) , a fait preuve d’endurance et de courage en restant à son poste de combat ; n’est allé se faire panser que le lendemain et a repris sa place aussitôt après. » Le 22 juin 1918, il est de nouveau nommé caporal. Le 9 août 1919, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire encore à Bouchamps (53). Début juillet 1921, il habite à Saint-Chéron (91).
En mars 1923, il s’installe à Reims (Marne – 51), habitant d’abord rue Flin des Oliviers (Tinqueux).
Le 30 avril 1923, à Reims, Félix Reillon épouse Marie Hubeau, née le 16 mai 1891 à Roubaix (Nord), cuisinière. Début janvier 1924, ils habitent au 20 impasse des Jardins. Ils ont quatre enfants : Jeanne, née le 13 mars 1926, Jean, né le 18 juillet 1928 mais décédé le 9 septembre suivant, Jacques, né le 26 janvier 1930, et Marcel, né le 20 août 1932. Ils habitent alors au 8 rue de Brest, cité Maison Blanche.
Le 10 juillet 1936, Félix Reillon déclare habiter au châlet Saint-Eshedy (?), rue Nicole, à Berck (Pas-de-Calais) ; une location de vacances ?
Début septembre 1939, il habite au 7 rue Émile-Barrau à Reims.
Le 1er juin 1940, il déclare habiter au bourg du Coudray (53) ; réfugié ?