Fernand DEVAUX

Matricule 45472
decede
Photographie de Fernand DEVAUX
Fernand Devaux à Rouillé — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2018/06/fernand-devaux-le-dernier-deporte-du/
Convoi 45000

Fernand, Alphonse, Devaux naît le 3 janvier 1922 à Guingamp (Côtes-d’Armor [1]), fils de Delpien Devaux, employé des chemins de fer, et de Marie Lebois ; il est petit dernier d’une famille de quatre enfants.

Au moment de son arrestation, il habite au 30, rue Marcel-Sembat à Saint-Denis [2] (Seine / Seine-Saint-Denis). Il est célibataire.

Fernand Devaux est ouvrier métallurgiste, tôlier.

En 1937, il adhère au mouvement des Jeunesses communistes (JC).

En 1938, il est embauché à l’usine d’automobile Hotchkiss de Saint-Denis, où il adhère à la cellule d’entreprise du Parti communiste. Syndiqué à la CGT, il devient diffuseur de La Vie Ouvrière .

Ayant participé à la grève du 30 septembre 1938 pour la défense des acquis du Front populaire, il est licencié avec la plupart des ouvriers (“lock-out”). Ils sont réembauchés dès le lendemain avec un nouveau contrat de travail, mais le mouvement de grève est un échec au plan national.

En 1939, il devient secrétaire des Jeunesses communistes de Saint-Denis. Il continue à militer clandestinement quand le Parti communiste est interdit à l’automne 1939.

Début juin 1940, lors de la débâcle et de l’exode, il accompagne sa mère à Guingamp. Mobilisé, son frère a été fait prisonnier de guerre et conduit en Allemagne.

Revenu à Saint-Denis à la fin du mois de juin 1940, Fernand Devaux commence la reconstitution de la JC locale et diffuse du matériel de propagande, se tenant en liaison avec la direction clandestine de son secteur.

Le 2 septembre 1940, il est arrêté par la police française avec d’autres membres des Jeunesses communistes (Gaillard, Hamon, Philipidès, et René Lamboley qui sera déporté avec lui), lors d’une distribution de tracts entre la rue des Ursulines et la rue Catulienne à Saint-Denis. Ils sont d’abord conduits au commissariat de secteur, à Saint-Denis. Le 4 septembre, Fernand Devaux est écroué à la Maison d’arrêt de la Santé (Paris 14e). Il est libéré à la fin du mois d’octobre, avec ses camarades et d’autres détenus.

Il reprend aussitôt ses activités militantes – mais en dehors de Saint-Denis – et est mis en contact avec Rino Scolari, responsable des Jeunesses communistes pour la région parisienne.

Le 9 novembre 1940, le préfet de police de Paris signe un arrêté d’internement administratif à son encontre ; la décision précise : « a été arrêté pour distribution de tracts, continue son activité ». Fernand Devaux est arrêté le jour même par des agents du commissariat de Saint-Denis, parmi 66 suspects d’activité communiste de la Seine.