Fernand GODEFROY

Matricule 45612
decede
Photographie de Fernand GODEFROY
Le 8 juillet 1942 à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2014/02/godefroy-fernand-cyprien/
Convoi 45000

Fernand, Cyprien, Godefroy naît le 7 novembre 1902 à Auvers-sur-Oise (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), fils d’Octave Godefroy, 26 ans, ouvrier carrier chez M. Belier à Méry-sur-Oise, et d’Anna Pejon, 19 ans, journalière, son épouse, domiciliés rue du Four. Fernand a – au moins – un frère : Roger, né en 1905.

En décembre 1906 la famille habite au 11 rue de Strasbourg à Saint-Denis (Seine / Seine-Saint-Denis), puis change d’adresses dans cette ville.

Il est possible que ses parents se séparent en 1913, année où son père déclare habiter au village de Courcelles à Bornel (Oise), où vit un parent. Ce qui est certain, c’est qu’ils divorcent le 16 mai 1918, son père se remariant à Paris 14e en décembre 1919.

De la classe 1922, Fernand Godefroy accomplit son service militaire dans la cavalerie.

Le 10 octobre 1925 à Auvers-sur-Oise, il se marie avec Hélène Pejon, née le 28 septembre 1903 à Mériel (Seine-et-Oise) ; peut-être une cousine par sa mère ?

En 1936 et jusqu’au moment de son arrestation, le couple est domicilié au 50, boulevard Foch à Épinay-sur-Seine [1] (Seine / Seine-Saint-Denis). Cette année-là, Fernand est chauffeur (comme son frère Roger) chez Martel, à Paris 11e, et Hélène est tricoteuse chez Tribout-Blaly, également à Paris 11e.

Fernand Godefroy est sympathisant du Parti communiste.

Pendant la guerre d’Espagne, il s’engage dans les Brigades internationales pour défendre la République espagnole contre la rébellion du général Franco soutenue militairement par Hitler et Mussolini. Arrivé le 14 décembre 1936, il est affecté à la 15e brigade franco-belge, compagnie de mitrailleuses. Le 28 juillet 1937, il est inscrit parmi les volontaires rapatriés sur une liste établie à la base des brigades internationales d’Albacete : estimé comme un « bon camarade, discipliné », Fernand Godefroy, rentre chez lui pour « raisons de famille » : sa femme, sans travail, étant sur le point d’être expulsée de son logement. Il possède encore un « bon moral », mais est dans un état de « fatigue générale » et a deux doigts coupés (?).

Insigne de l’Association des volontaires pour l’Espagne républicaine, ayant appartenu à Christophe Le Meur. Produit entre la mi-1938 et la mi-1939. Coll. André Le Breton.

Par la suite, il trouve un emploi d’emballeur. C’est peut-être dans cette période que son épouse et lui ont un enfant (à vérifier…).

Le 5 avril 1941, à Saint-Denis, sa mère, Anna, se remarie avec Célestin Trombert.

Le 24 décembre 1941, peu après 6 heures du matin, dans le cadre d’une vague d’arrestations organisées par la police française contre 33 anciens membres des brigades internationales (dont Voltaire Cossart, Maurice Fontès…), Fernand Godefroy est arrêté à son domicile par des agents du commissariat d’Aubervilliers et interné administrativement à la caserne désaffectée des Tourelles, boulevard Mortier, Paris 20e, “centre surveillé” dépendant de la préfecture de police de Paris ; enregistré sous le matricule n° 132, il est assigné à la chambre n° 13. En janvier 1942, il y reçoit la visite de son épouse et de sa mère, puis de son épouse et de son frère Roger, qui habite dans le 11e arrondissement.