François DUPONT

Matricule 45509
decede
Photographie de François DUPONT
François Dupont le 8 juillet 1942 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2014/06/dupont-francois/
Convoi 45000

François Dupont naît le 11 octobre 1889 à Montluçon (Allier), chez ses parents, Jean Dupont, maréchal-ferrant, 26 ans, et Marie Mathély, son épouse, 28 ans, demeurant rue des Forges.

De la classe 1909, il est mobilisé au cours de la guerre 1914-1918 et blessé à Verdun.

Le 28 avril 1919 à Decazeville (Aveyron), il se marie avec Alice Uxé.

En juin 1926 à Saint-Denis [1] (Seine / Seine-Saint-Denis – 93), il se marie avec Germaine Stennau, née en 1896 dans la Seine. Ils auront trois enfants, âgés de 17, 14 et 9 ans au début de 1941. Gilbert, né en 1923 à Alger, Josiane, née en 1926, dans la Seine, et Lucette Farré, née en 1931 dans la Seine.

En 1936 et jusqu’au moment de son arrestation, la famille est domiciliée 8, impasse Mathieu-Gillet à Pierrefitte-sur-Seine (93) [1].

François Dupont est cantonnier (« boueux ») à la ville de Saint-Denis.

À une date et pour un motif restant à préciser, il est arrêté.

Le 9 novembre 1940, le préfet de police de Paris signe un arrêté ordonnant son internement administratif.

François Dupont est conduit le jour-même au “centre de séjour surveillé” (CSS) d’Aincourt (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), créé un mois plus tôt dans les bâtiments réquisitionnés d’un sanatorium isolé en forêt afin d’y enfermer des hommes connus de la police pour avoir été militants communistes avant-guerre.

Le 25 février 1941, sur le formulaire de « Révision trimestrielle du dossier » de François Dupont, à la rubrique « Avis sur l’éventualité d’une mesure de libération », le commissaire spécial, directeur du camp, émet un avis défavorable en s’appuyant sur le constat que cet interné « reste communiste », tout en lui reconnaissant une « bonne conduite ».

Le 5 mai 1942, après seize mois à Aincourt, François Dupont fait partie d’un groupe de détenus transférés au “centre de séjour surveillé” de Voves (Eure-et-Loir). Enregistré sous le matricule n° 354, il n’y reste que cinq jours.

Le 10 mai 1942, il fait partie des 81 internés remis aux “autorités d’occupation” à la demande de celles-ci et transférés au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).