François MALARD

Matricule 45818
decede
Photo non trouvée pour François MALARD
Image de remplacement. Photographie de François MALARD non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

François, Célestin, Émile, Malard naît le 16 novembre 1890 à Bonnemain, entre Combourg et Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), chez ses parents, François Malard, 26 ans, cultivateur à la ferme des Rochelets, et Clémentine Briand, son épouse, 22 ans (tous deux seront décédés au moment de son arrestation). En 1911, la famille habite dans le village voisin de Lanhélin. Les François Malard, père et fils, sont alors tous deux marins. Entre temps, deux autres garçons sont nés : Célestin en 1905 et Clément en 1909.

En octobre 1911, l’armée enregistre que François Malard fils est « inscrit définitivement sur la matricule des gens de mer (quartier de Cancale…) ».

Le 9 décembre suivant, il est incorporé comme matelot de 3e classe au deuxième dépôt des équipages de la Flotte. Le 1er octobre 1912, il est nommé matelot de 2e classe, fusilier breveté.

François Malard est mobilisé durant toute la guerre 1914-1918 : sa participation à la campagne contre l’Allemagne – « aux armées » – est comptabilisée du 2 août 1914 au 30 juillet 1919. Selon une déclaration ultérieure de son épouse, il donne « neuf ans de sa jeunesse pour sa patrie » (il a peut-être enchaîné service militaire et mobilisation…). Le 30 juillet 1919, placé en congé illimité de démobilisation, il est renvoyé dans ses foyers, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

François Malard entre alors aux PTT (poste, téléphone et télégraphe) comme soudeur à Paris.

Fin 1920, il est domicilié au 89, rue de la Santé, à Paris 13e (remplacé par des immeubles récents).

Le 11 décembre de cette année, à la mairie du 13e arrondissement, François Malard épouse Marie, Louise Lemeur, née à Versailles (Seine-et-Oise / Yvelines) le 24 août 1889 31 ans, papetière, qui habite à la même adresse depuis janvier 1914, et veuve d’un “poilu” mort de maladie à l’arrière des tranchées en 1916. Ce jour-là, c’est un double mariage qui est célébré, car François Malard est lui-même le témoin d’Hélène Lemeur, brocheuse, jeune sœur de Marie.

Le fils de François et Marie, Maurice, naît le 12 juillet 1922 à Paris 14e. En 1926, toujours domiciliés à la même adresse, ils hébergent Marie Lemeur née Mallard, mère de l’épouse, veuve, née en 1862 à Bonnemain (Ille-et-Vilaine), et André Lemeur, 15 ans, neveu de son épouse. En mars 1928, tous habitent au 24, rue Bertrand, à Paris 7e.

Avant 1931, la famille part habiter dans un secteur de lotissements à Paray-Vieille-Poste [1] (Seine-et-Oise / Essonne), dans un petit pavillon dont François Malard est propriétaire dans le quartier des Boutons d’Or. Marie Lemeur et André Lemeur vivent toujours avec eux ; le jeune homme est alors chaudronnier chez Thomas (?). En 1936, la voie passant devant chez eux est nommée allée des Bouleaux (la maison sera au n° 9 une fois la voie requalifiée en rue). Cette année-là, le couple Malard héberge Maurice Pierre, un autre neveu de Marie, âgé de 3 ans.

En mai 1935, François Malard est élu conseiller municipal sur la liste communiste dirigée par Léon Bertrand, puis il adhère à la cellule locale du PCF en 1937.

Le 5 octobre 1939, l’ensemble du conseil municipal est suspendu et remplacé par une délégation spéciale nommé par le préfet.