Gaston PELLETIER

Matricule 45960
decede
Portrait de Gaston PELLETIER
Gaston Pelletier, photo parue dans la brochure de 1945. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Gaston, Eugène, Pelletier naît le 24 avril 1908 à Saint-Firmin (Saône-et-Loire), probablement au lieu-dit Les Caillots, fils d’Eugène Pelletier, 29 ans, tailleur de pierre (patron) et de Mariette (Marie) Lauriot, son épouse, 23 ans. Il a – au moins – une sœur, Yvonne, née en 1905 à Saint-Firmin.

En octobre 1913, la famille est installée à Paris, au 37 rue David d’Angers (19e arr.).

Le 16 septembre 1914, le père est rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale et rejoint le 37e régiment d’artillerie. Peut-être accompagne-t-il auparavant sa famille chez ses propres parents à Saint-Firmin… Le 27 décembre suivant, il est détaché aux Aciéries de Firminy. Le 1er juillet 1917, il passe au 86e régiment d’infanterie. Le 10 février 1919, Eugène Pelletier est envoyé en congé de démobilisation et se retire rue David d’Angers, à Paris.

En 1926, Gaston, 18 ans, vit encore chez ses parents. Il a commencé à travailler comme ébéniste.

Le 24 septembre 1927 à la mairie du 19e, il se marie avec Rachel Yvonne Tabuteau, 22 ans, née le 19 décembre 1904 à Pussay (Seine-et-Oise / Essonne), employée de commerce, domiciliée au 65 rue du Mont-Cenis.

En 1931, le couple habite au 125 rue du Colonel Marchand à Villejuif [1] (Seine / Val-de-Marne – 94) ; Gaston est menuisier chez Citroën. Rachel est employée commerciale chez Poulain.

À partir du 5 octobre 1935, Gaston Pelletier est infirmier à l’Asile d’aliénés de Villejuif (titularisé en juin 1936).

Entrée de l’asile de Villejuif (aujourd’hui hôpital Paul Guiraud). Carte postale oblitérée fin août 1930. Coll. Mémoire Vive.

En 1936 et jusqu’au moment de son arrestation, Gaston Pelletier est domicilié au 22, rue Jean-Jaurès à Villejuif.

Cette même année, il adhère au Parti communiste.

Le sanatorium de la Bucaille à Aincourt dans les années 1930. Le centre de séjour surveillé a été installé dans la longue bâtisse située au premier plan à gauche. Afin de pouvoir y entasser les détenus, il a fallu y transporter le mobilier des autres bâtiments. Carte postale. Collection Mémoire Vive.