Georges BRUMM

Matricule 45305
decede
Photographie de Georges BRUMM
Georges Brumm militaire © Monique Brumm — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/08/brumm-georges-charles/
Convoi 45000

Georges, Charles, Brumm naît le 24 janvier 1903 à Rheinsbischofsheim, au nord-est de Strasbourg, de l’autre côté du Rhin (Allemagne), fils de Georges Brumm et de Barbe Bauerte. Alsacien, il est de nationalité française « par réintégration » (traité de paix de 1919). Il parle allemand.

Le 20 févier 1926, à Montreuil-sous-Bois [1] (Seine / Seine-Saint-Denis), il se marie avec Elisabeth Bolla, né le 9 octobre 1904 à Burgel (Bas-Rhin). Ils auront un garçon (à vérifier…).

Du 21 février 1928 au 1er septembre 1939, Georges Brumm est ajusteur-outilleur à la Maison Ratti, sis au 25, rue de Vincennes à Montreuil. Il y est délégué du personnel. Ami personnel de Jacques Duclos, député communiste de la circonscription, il accompagne celui-ci dans son entreprise lors des mouvements de grève de 1936 pour le mettre en rapport avec son patron.

À partir de 1936 et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié au 58 bis, rue de Paris à Montreuil.

Il est membre du Parti communiste.

Après la déclaration de guerre, l’entreprise qui l’employait ayant été fermée, Georges Brumm est placé en affectation spéciale au titre des Établissements Levasseur, sis au 17, place Félix-Faure, à Paris 15e.

Le 19 octobre 1940, il est arrêté à son domicile par les services du commissariat de police de la circonscription de Montreuil suite à une distribution de tracts communistes avec au moins quatre autres militants de la commune, dont Alfred Chapat et Georges Gallot (ce dernier étant rapidement relaxé).

Dès le lendemain, inculpé d’infraction aux articles 1 et 4 du décret-loi du 26 septembre 1939 (« reconstitution de ligue dissoute »), Georges Brumm est conduit à la Maison d’arrêt de la Santé, à Paris 14e.

Le 23 octobre, il fait partie des quatre hommes qui comparaissent devant la 12e chambre du Tribunal correctionnel de la Seine. Georges Brumm est condamné à huit mois de prison comme deux de ses co-accusés, tandis qu’Alfred Chapat est condamné à dix mois. Le jour même, Georges Brumm est écroué à la Maison d’arrêt de la Santé, à Paris 14e.

Le 5 novembre, Georges Brumm est transféré à la Maison d’arrêt de Fresnes [1] (Seine / Val-de-Marne). Dix jours plus tard, le 15 novembre, il est transféré à la Maison centrale de Poissy (Seine-et-Oise / Yvelines).

Au deuxième plan, la Maison centrale de Poissy vers 1916. Carte postale. Collection Mémoire Vive

À l’expiration de sa peine, Georges Brumm n’est pas libéré. Le 22 avril 1941, le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif.