Georges CORA

Matricule 45395
decede
Photographie de Georges CORA
Photographie à vérifier
Convoi 45000

Georges, André, Cora naît le 19 décembre 1921 à Paris 20e.

Au moment de son arrestation, il est domicilié au 52, boulevard Mortier à Paris 20e, à l’angle de la rue Maurice Berteaux. Il est célibataire (il a tout juste 19 ans).

Imprimeur de métier, il est déclaré comme métallurgiste (?) au moment de son arrestation.

Il adhère aux Jeunesses communistes en 1938.

Sous l’occupation, Georges Cora est un militant actif du Parti communiste clandestin.

Le 22 décembre 1940, il est arrêté pour distribution de tracts communistes. Dans la même affaire (affaire Wadelle, à vérifier aux APP) sont pris dix hommes – dont Georges Tondelier – et deux femmes ; tous sont inculpés d’infraction au décret-loi du 26 septembre 1939 (“activité communiste”). Georges Cora est écroué à la Maison d’arrêt de la Santé Paris 14e).

Le 10 mai 1941, tous les inculpés comparaissent devant la Chambre pour mineurs (15e) du tribunal correctionnel de la Seine ; quatre pères, dont celui de Georges Cora, et quatre mères ont été convoqués comme civilement responsables. Georges Cora est condamné à six mois d’emprisonnement. Cette peine correspondant à sa détention préventive, il est relaxé le lendemain.

Le 28 avril 1942, Georges Cora est arrêté à son domicile, comme otage, lors d’une grande vague d’arrestations (397 personnes) organisée par « les autorités d’occupation » dans le département de la Seine et visant majoritairement des militants du Parti communiste clandestin. Les hommes arrêtés sont rapidement conduits au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

Entre fin avril et fin juin 1942, Georges Cora est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Georges Cora est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) ; peut-être sous le numéro 45395, selon les listes reconstituées (la photo du détenu portant ce matricule a été retrouvée, mais n’a pu être identifiée à ce jour).