Georges Gallepie naît le 2 mars 1896 à Arvert, sur la rive sud de la Seudre, vers son débouché sur l’Atlantique, “en face” de Marennes (Charente-Maritime [1] – 17), chez ses parents, Julien Gallepie, 30 ans, vannier, et Marie Poirier, son épouse, 30 ans, domiciliés au lieu-dit Boudignou. Georges a déjà une sœur, Angéline, 9 ans, et un frère, Marcelin, 6 ans. Lorsque naît sa sœur Georgette, Alexandrine, 23 octobre 1898, la famille habite le lieu-dit La Beaune (?).
Pendant un temps, alors qu’il est domicilié à Marennes, Georges Gallepie travaille comme boulanger.
Le 9 avril 1915, il est incorporé comme soldat de 2e classe à la 12e section de C.O.A. (commis et ouvriers d’administration). Le 18 mai suivant, il passe au 3e régiment d’Infanterie coloniale (R.I.C.). Le 23 octobre 1916, il passe au 52e R.I.C. et, le 11 août 1917, au 22e R.I.C. qui rejoint l’Armée d’Orient. Le 21 janvier 1918, il rejoint le 6e régiment d’Infanterie (coloniale ?). Le 25 août, il passe au 3e R.I.C. Le 6 octobre 1919, il est mis en congé illimité de démobilisation et se retire à Marennes, titulaire d’un certificat de bonne conduite. En 1922, il obtiendra une pension d’invalidité pour maladie contractée au front.
À partir du 7 août 1920, il vit maritalement avec Cécile Peureux, née le 17 novembre 1893 à Marennes, séparée d’avec son mari (utilisant peut-être le prénom « Gabrielle »), “fille de salle”, sœur de Raymond Boudou.
Le 6 mai 1922, la mairie de Paris 14e, Georges Gallepie et sa compagne sont témoins au mariage de celui-ci.
En octobre 1922, Georges Gallepie habite avec sa compagne au 163, rue du Château à Paris 14e ; en 1926, il partage cette adresse avec Raymond Boudou (son « beau-frère ») et l’épouse de celui-ci (une “colocation” ?).
Le 28 février 1924, Georges Gallepie est membre du comité de grève des Usines Citroën, selon un rapport de police.
En septembre 1934, il demeure au 28, rue de l’Argonne, à Vitry-sur-Seine (Seine / Val-de-Marne – 94).
En 1936, Georges Gallepie et sa compagne sont domiciliés au 45, route de Paris à L’Haÿ-les-Roses [2] (94), ainsi qu’un autre frère de celle-ci, Gaston Boudou et sa famille. Georges Gallepie alors est boulanger dans la commune, tandis que Cécile, employée, est au chômage. Le fils de celle-ci, Marcel Peureux, né en 1915 à Angoulême, qui habite chez eux, est vannier à L’Hay.
En mars 1938, l’armée classe Georges Gallepie, alors ébarbeur en fonderie, comme “affecté spécial” à la Société des moteurs Salmson, au 102, rue du Point-du-Jour à Billancourt (Seine / Hauts-de-Seine).
Pendant un temps, il est secrétaire du comité local des chômeurs de L’Haÿ-les-Roses.
Dans la nuit du 26 au 27 août 1939, avec Raymond Boudou et un autre militant, Georges Gallepie va chercher un paquet de tracts à la mairie de L’Haÿ-les-Roses (sic) afin de les distribuer dans la commune. Mais ayant aperçu le troisième camarade discuter avec deux inconnus qu’ils suspectent d’être des policiers, Gallepie et Boudou jettent leur propagande dans une bouche d’égout et rentrent chez eux.