Georges GALLOT

Matricule 45568
decede
Photographie de Georges GALLOT
Georges Gallot, années 1950 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/02/gallot-georges/
Convoi 45000

Georges Gallot naît le 28 février 1912 à Paris 11e (75), fils de Georges Gallot et d’Élisa Coconière.

Le 5 novembre 1932, à la mairie de Montreuil-sous-Bois [1] (Seine / Seine-Saint-Denis – 93), il se marie avec Renée Oger, née le 11 mars 1912 à Cormeilles-en-Parisis (Seine-et-Oise). Ils auront deux enfants, Huguette, née le 27 septembre 1934, et Guy, né le 2 janvier 1939, tous deux à Montreuil.

À partir de 1936 et jusqu’au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 41 ter, rue de l’Ermitage à Montreuil.

Il est aide-ouvrier au Métropolitain.

En mars 1937, Georges Gallot entre à la Compagnie du Chemin de fer Métropolitain de Paris. En dernier lieu, il exerce les fonctions d’électricien spécialiste.

La police ne lui connaît aucune activité politique.

Mobilisé au cours de la guerre 1939-1940, il est décoré de la Croix de guerre avec citation pour avoir ramené son chef de section grièvement blessé.

Le 19 octobre 1940, à 6h30, face au n° 123 du boulevard Aristide-Briand à Montreuil, interpellé au cours d’une rafle effectuée par les services du commissariat de police de la circonscription, Georges Gallot est trouvé porteur d’un tract communiste dont il déclare qu’il lui aurait été glissé à son insu par un camarade de travail. Bien que les policiers aient tenté de le mettre en cause « pour distribution et collage de tracts subversifs », il est relaxé le lendemain, les charges relevées contre lui n’ayant pas parues suffisantes pour l’inculper d’infraction au décret de 26 septembre 1939, réprimant l’activité et la propagande communiste.

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

Tergnier, Laon, Reims… Châlons-sur-Marne : le train se dirige vers l’Allemagne. Ayant passé la nouvelle frontière, il s’arrête à Metz vers 17 heures, y stationne plusieurs heures, puis repart à la nuit tombée. Francfort-sur-le-Main ( Frankfurt am Main ), Iéna, Halle, Leipzig, Dresde, Gorlitz, Breslau… puis la Pologne occupée. Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Georges Gallot est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 45568 (ce matricule sera tatoué sur son avant-bras gauche quelques mois plus tard).

Après l’enregistrement, les 1170 arrivants sont entassés dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit.