Georges GOURDON

Matricule 45622
decede
Photographie de Georges GOURDON
George Gourdon, le 8 juillet 1942 à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2008/03/gourdon-georges/
Convoi 45000

Émile Georges Henri Gourdon naît le 14 mars 1899 à La Montagne (Loire-Inférieure / Loire-Atlantique [1]), fils de Léon Gourdon, chaudronnier, et d’Héloïse Guérin, 27 ans, domiciliés à La Briandière.

Le 15 janvier 1918, à la mairie de Paris 8e, Georges Gourdon s’engage pour trois ans au 5e dépôt des équipages de la Flotte, arrivant au corps – à Toulon – trois jours plus tard. Le 30 mai suivant, il rejoint le “bâtiment de servitude” de Salonique. Le 26 mai au 2 juillet 1919, il prend la mer sur le navire-hôpital Dugay-Trouin , croisant en Mer Noire. Le 12 septembre suivant il embarque sur le contre-torpilleur Fanfare , croisant au large de l’Algérie et de la Tunisie (Bizerte). Le 1er avril 1920, il est promu quartier-maître mécanicien. Le 15 janvier 1921, il passe dans la réserve de l’armée de mer, titulaire d’un certificat de bonne conduite (en juillet 1931, il sera versé dans la réserve de l’armée de Terre).

Au printemps 1921, Georges Gourdon habite avec ses parents au 14 rue du Château à Neuilly-sur-Seine (Seine / Hauts-de-Seine). Il est alors dessinateur industriel chez Panhard-Levassor, à Paris 13e. Cette année-là, il adhère au Parti communiste à Neuilly, “sous-rayon” de Courbevoie.

En janvier 1925, Georges Gourdon habiterait au 32 rue d’Esling à Courbevoie (Seine / Hauts-de-Seine).

Le 16 avril 1927 à Breuil-le-Vert (Oise – 60), devenu représentant en vins et spiritueux, il épouse Suzanne Berthe Paillard, 26 ans (née le 26 septembre 1899 à Versigny – 60), institutrice ; elle même fille d’un instituteur alors en poste dans la commune.

En novembre 1927, ils sont domiciliés au Bois d’Ageux, un hameau de Longueil-Sainte-Marie (60). Au printemps 1931, le couple habite dans la Grande Rue du lieu-dit.

En 1930, il habite Pont-Sainte-Maxence, au nord de Creil, Oise (pas trouvé dans le recensement 1931…), où il joue un rôle important dans les grèves de mai-juin 1936, comme secrétaire du Parti communiste et de la section locale du syndicat CGT. En octobre 1931, il habiterait au 39 rue de la Lingerie à Creil (HBM ?).

Fin 1936, lors des grèves de la SALPA (usine bâtie en 1928, spécialisée dans la chaussure, la maroquinerieet la reliure), Georges Gourdon est traduit en justice par la direction qui l’accuse de sabotage, avec douze de ses camarades. La chambre du tribunal correctionnel de Senlis les relaxe et la Cour d’appel d’Amiens confirme cette décision.

En 1937, Georges Gourdon s’installe à Creil où il est secrétaire du Parti communiste. Il est le candidat du PC en 1937 aux élections au Conseil général dans le canton de Crépy (60) et, en 1939, à celles du Conseil d’arrondissement dans le canton de Pont-Sainte-Maxence.

Dans cette période, Georges Gourdon ouvre un commerce de vins en gros et détail, au 3 rue Jules-Michelet à Creil. Sans enfant, il vit alors séparé de son épouse (leur mariage sera dissous en juillet 1947).

Le 22 septembre 1939, il est rappelé à l’activité au C.M. Artillerie. Le 1er avril 1940, il est promu brigadier-chef. Fait prisonnier près d’Angoulême, il s’évade et retourne dans l’Oise. Il est démobilisé le 11 août 1940.

À plusieurs reprises il rencontre Jean Catelas, membre de la direction clandestine du PCF [2], afin de reconstruire le Parti communiste dans l’Oise et dans la Somme, désorganisé par l’interdiction du gouvernement Daladier en septembre 1939, la mobilisation, l’exode et par les interrogations de certains militants troublés par l’existence du Pacte de non-agression germano-soviétique. Avec Marcel Deneux, Georges Gourdon rédige et imprime clandestinement le journal du parti, Le Travailleur de l’Oise , une fois par semaine et en organise la diffusion.