Georges Le BIGOT

Matricule 45740
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Photographie de Georges Le BIGOT
Georges Le Bigot © Brochure de 1945 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2013/05/le-bigot-georges/
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Georges Le Bigot en 1936, lors d’une réunion d’élus municipaux communistes à Gentilly. Droits réservés.

Georges, François, Le Bigot naît le 11 février 1899 à Villejuif [1] (Seine / Val-de-Marne – 94), fils de François, Léon, Le Bigot, employé au gaz, qui fut adjoint au maire radical de Villejuif, Destauret, au lendemain de la Grande Guerre, et d’Adèle Loury, son épouse, qui fut tour à tour nourrice et couturière.

Georges Le Bigot passe toute son enfance à Villejuif, où, après son certificat d’études, il fréquente l’école primaire supérieure. Il entre d’abord comme “petit commis” à la mairie de Gentilly (94) [1]. Puis, à la mairie de Villejuif. Au moment de son arrestation, il habite dans cette commune au 1, rue Pierre-Curie (depuis le 15 octobre 1934).

Le 9 janvier 1918, il se porte comme engagé volontaire pour toute la durée de la guerre. Il est affecté au 8e régiment d’artillerie de Nancy. Il est démobilisé avec le grade de brigadier le 9 janvier 1921.

Son action militante débute sur le terrain syndical. En 1923, Georges Le Bigot devient secrétaire administratif du Syndicat unitaire des employés et ouvriers des communes de la Seine, puis secrétaire général (poste occupé jusqu’en 1928). Il participe au IIIe congrès national de la C.G.T.U. en 1925. C’est un tournant dans sa vie de militant : délégué par ses camarades syndiqués, il se rend en Union soviétique au cours de l’été 1925 et, à son retour, adhère au Parti communiste.

En 1927, il entre à la commission exécutive de la Fédération unitaire des Services publics. Il est désormais employé de haut niveau à la mairie de Villejuif où il participe activement à la gestion de la première municipalité communiste que Xavier Guillemin a menée à la victoire en 1925 ; Gaston Cantini lui succédant comme maire en 1926. Georges Le Bigot est désigné comme délégué sénatorial en janvier 1927.

Le 21 mars 1929, à Villejuif, il se marie avec Jeanne Falloux, née le 4 octobre 1902 à Paris 14e, relieuse.

Lors des élections municipales de 1929, la collaboration de Georges Le Bigot avec les maires des Villejuif le conduit naturellement à être présent sur la liste du Bloc ouvrier et paysan que Paul Vaillant-Couturier conduit à Villejuif. Véritable bouleversement dans sa vie : il vient de se marier et il est contraint d’abandonner son emploi pour être éligible ! Élu le 5 mai en troisième position, il est aussitôt nommé deuxième adjoint et devient permanent municipal, s’imposant comme cheville ouvrière du conseil municipal.

Villejuif. Le monument aux morts et la mairie. Carte postale des années 1950. Collection Mémoire Vive.

Le 20 avril 1932, sa fille Dounia naît à Villejuif.

Georges, Jeanne et Dounia, à la veille de la guerre. Droits réservés.

Sur le plan strictement politique, Georges Le Bigot est aussi celui qui anime, en 1934, les premières rencontres locales entre le Parti communiste et le Parti socialiste. Il est président du Club sportif ouvrier de Villejuif.